Les dangers de la zone de confort

Il y a quelques semaines, je t’ai proposé de rejoindre un projet simple, dont je te rappelle l’idée principale :

Mettre en ligne un livre audio de 70 pages, grâce à la contribution vocale de 70 lecteurs : chacun recevra une page du livre, et m’enverra son fichier audio après lecture. Nous aurons ainsi un livre de plus d’une heure, même si chacun n’y a consacré que 5 à 10 minutes de son temps.

Comme nous avons pu le constater, beaucoup de personnes étaient partantes. Quelques réticences ont été exprimées (notamment sur la faisabilité technique), mais globalement, le message était : Allez Go Go Go !!!

Ce projet est tout à fait réalisable. Seulement voilà : notre groupe (constitué de 70 personnes) ne suffit pas. Avec un taux d’adhésion de 43% (même si c’est un score incroyablement insolent), je manque de ressources humaines. La question qui se pose est donc la suivante :

– Devrais-je m’acharner à convaincre les 40 personnes qui n’ont pas répondu ou qui ont rejeté la proposition ?

Ma réponse (de coach) est clairement NON ! Je ne dis pas qu’il est impossible de les convaincre. Je pense même qu’il est possible de doubler mon résultat en une dizaine de relances. Cependant mon objectif n’est pas de convaincre tout ce beau monde, mais de produire un livre audio. Même avec un score de 5%, mon projet est réalisable, car entre mes «amis Facebook» et les abonnés de ma newsletter, je dispose d’un fichier de 6.000 personnes. 600 me lisent à réception et 1.500 me lisent dans les 3 jours qui suivent l’envoi du courrier. M’acharner sur un groupe de 70 personnes pour obtenir un score de 100% est juste égocentrique, et terriblement oppressant.

Je décris mon projet pour donner un exemple, mais comme tu le sais c’est à toi que je parle : combien de temps gâches-tu à essayer de convaincre ton premier cercle, alors que ton idée peut impacter une énorme sphère ?

Ton premier cercle est très important car il est expressif, à l’écoute, poli, réactif, créatif, serviable… C’est un excellent public qui peut servir de tremplin à ta motivation. Il répond à ta proposition parce que c’est TOI qui en parles. Tu as forcément du leadership auprès de ceux qui te suivent et qui t’apprécient. Mais même si tu sais que tu auras 20 fois moins d’influence sur des cercles plus éloignés et 100 fois moins d’influence sur des inconnus qui passeront là «en touristes», embrasse l’idée qu’en t’adressant à 1.000 personnes, si tu obtiens 7% d’adhésions tu atteindras ton objectif. Alors qu’en obtenant 80% d’adhésions sur un auditoire de 30 personnes, tu resteras planté devant ton rêve…

Lance-toi hors de ton cercle

Comme je l’ai illustré dans l’interprétation optimiste de mon résultat, les premières personnes qui ont répondu présent à mon projet, donnent des motivations convaincantes. Je pense notamment à l’enthousiasme d’Emilie : sensible au fait que ce livre audio sera accessible aux personnes avec un handicap visuel, c’est le cœur sur la main qu’elle rejoint le projet. Il est évident qu’en mettant cet argument en avant dans l’une de mes relances, j’obtiendrai un bon score de transformation.

Même ce qui s’apparente à un frein peut nourrir ton argumentaire : par exemple, Kham s’interroge sur les dispositions légales liées au copyright du livre que je veux transformer en audio. Kham et bienveillante : elle veut m’éviter des déconvenues juridiques, pensant que je n’y ai pas pensé. Mais un inconnu pourrait me qualifier d’escroc pour les mêmes raisons, en pensant que je suis très bien informé, mais que je ne respecte rien ni personne ! En ajoutant à mon argumentaire que tout ceci se fait avec la bénédiction de l’auteur et de l’éditeur, je rassure tout le monde et je m’épargne des critiques inutiles. Mon premier cercle me donne donc, avec bienveillance, les éléments qui me permettront de rassurer d’autres univers…

Entendons-nous bien : je ne dis pas qu’il ne faut pas t’adresser à ton premier cercle. Je dis même que c’est le premier à informer, mais ne mise pas TOUS tes espoirs sur lui. Il a plusieurs fonctions qui permettent de donner l’élan initial à ton projet (y compris en s’impliquant), mais tu risques de devenir oppressant si ton QUOI devient de le convaincre… On appelle ça une «perte de Focus». Dans notre cas, il s’agit de la perte du QUOI au profit du COMMENT. Cette confusion en première position dans la liste des freins qui peuvent ralentir, voire stopper ton projet.

Rien que la définition de mon objectif montre mon attachement au COMMENT : j’ai choisi un livre de 70 pages ! Pourquoi n’ai-je pas choisi un opuscule de 30 ou 40 pages ? Parce que je comptais sur tout le monde sans exception (nous sommes 70 dans cette session). Et pourquoi n’ai-je pas choisi un livre de 200 pages ? Parce que je ne voulais pas déranger tout le monde : 3 pages chacun, c’est beaucoup !

Bref, tu l’auras compris, te limiter à ta zone de confort réduit considérablement l’étendue de ton projet, et tes attentes risquent de créer un sentiment d’oppression.

Une raison de plus

Je ne te donnerai pas cette raison aujourd’hui, mais juste un indice. Hier j’ai proposé un mastermind avec un mode d’emploi (je préfère éviter le mot «consigne» il donne des boutons à certains ;-)). Le but du jeu était d’écrire un certain nombre de phrases optimistes, issues d’une réflexion préalable. Voici la liste de 26 réactions obtenues (je te donne rendez-vous dans 26 lignes)  :

Sabrina : Comme quoi quand on a la volonté et de l’amour à revendre et malgré notre vécu on peut réussir !
Sandra : Je suis capable de me dépasser !
Thomas : Les problèmes se résolvent et le projet avance.*
Claire : J’ai compris et accepté que je ne suis pas linéaire, J’avance, à mon rythme mais j’avance!
Miliza : En ayant la volonté, j’aurai la force à la hauteur de mes désirs.*
Jean-Louis : Quand on m’enterrera, je serai à égalité avec les plus grands milliardaires morts avant moi !
Jacqueline : J’ai si bien réussi à visualiser mon objectif que je ne peux plus le laisser s’éloigner !
Jacqueline : Il faut dépouiller le vieil homme pour renaître libre !
Fred : Mes ressources sont infinies.*
Valentina : Quand on l’assume, la vulnérabilité n’est plus une faiblesse mais devient une force !
Manuella : J’avance parce que je veux réussir.*
Danièle : Rien ne m’empêchera d’atteindre les étoiles !
Véronique : Je gravis progressivement étape par étape à mes objectifs que je me suis fixés*
José : Le sage a bien dit « Enjoy your problems! » *
Nathalie : L’autonomie des ados, c’est la sérénité pour les parents !*
Lise : Après la pluie vient le beau temps.*
Michel : Le rythme a changer mais les envies sont toujours présentes(la foi est toujours là)*
Caroline : A chaque problème sa solution ; l’idée c’est d’avancer !*
Samanta : J’ai tellement de ressources en moi !
Prosper : Un peu trop, on fait. Beaucoup trop, on s’arrête !*
Chris : je choisis mes contraintes *
Patricia : *
Catarina : Je deviens moi et ça se voit !!*
Jean-Louis A : L’univers répond présent à chacune de nos entreprises !*
Anaïs : Je suis suis sûre que je vais arriver à me dépasser !*
Céline : Je choisis de continuer à croire en moi et petit à petit tout devient possible!*

Tu remarqueras que 15 de ces 26 lignes se terminent par un astérisque. Que signifie ce symbole ? Je t’explique :

Je suis un ex-informaticien qui aime encore programmer. Avant de recueillir les commentaires, j’ai donné mon mode d’emploi à une macro excel. L’algorithme était simple : il suffisait de prendre la phrase exclamative se situant à la fin du commentaire, afin de l’isoler du reste. Superbe outil n’est-ce pas ? Je pourrais l’utiliser dans toutes mes sessions, et si un jour j’ai 300 expressions à analyser, il mettra moins de 15 secondes à m’extraire 300 phrases optimistes ! Youpiiii !

J’ai lancé mon programme, et sur 26 phrases et il a planté 17 fois !

Qu’est-ce qui donne du fil à retordre à ma macro ? En premier lieu, il y a l’oubli du point d’exclamation ! Ce signe est pourtant présent dans tous mes exemples et il est clairement explicité que la dernière phrase doit être exclamative. Bon… Je peux demander à mon programme de prendre la dernière phrase, même si elle ne se termine pas par un point d’exclamation. Dans ce cas, j’aurais obtenu 6 plantages de moins.

Il nous reste 11 phrases qui ne respectent pas le mode d’emploi… Ceci dit, ma propositions finale a bien été respectée : l’imagination et la créativité sont telles, que le programmeur a préféré démissionner ! J’ai donc extrait les phrases optimistes (qui étaient bien présentes dans presque chaque commentaire) en faisant des copier-coller et des corrections manuelles.

Revenons à mon projet de livre audio :

Si j’avais eu un taux de 100% d’adhésions à mon projet (70 participants prêts à lire une page chacun), quelle autre raison vois-tu pour m’encourager à sortir de mon premier cercle ? Je m’adresse à un groupe particulièrement volontaire qui a le cœur sur la main et qui me dit OUI ! Alors pourquoi devrais-je chercher (aussi) ailleurs, des ressources pour faire aboutir mon projet ?

Posted in Semaine 6

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28 COMMENTS

Prosper - posted on 06/03/2018 23:39

Une hypothèse :

Plus il y a de personnes au courant du projet, même n’y participant pas, plus il y aura de personnes qui porteront le projet une fois réalisé, pour sa diffusion, en se sentant impliqué, concerné.

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 09:06

C’est vrai ! Mais quel rapport avec l’incident que je souligne ?

Reply
JOSE - posted on 06/03/2018 23:48

Je vois deux raisons (avant d’aller me coucher) de t’addresser à un cercle plus large que les 70, même avec 100% d’adhésion:
1. Adhésion ne veut pas (forcément) dire action. Parmi les 70, certains peuvent changer d’avis, être pris par une priorité, ne pas réussir etc…
2. Du point de vue de ton développement commercial, une si belle idée vaut d’être présentée à d’autres, hors premier cercle, des clients potentiels qui pourraient être tentés de rejoindre tes programmes ou faire appel à toi comme coach après avoir vécu cette belle expérience.

J’ai d’autres idées, mais assez pour ce soir, bonne nuit 🙂

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 09:12

Il y a énormément de raisons qui invitent à repousser cette limite lorsqu’on y réfléchit bien, et je te remercie pour ces deux réflexion complémentaires. Mais pour en revenir au projet précis de création de livre audio, en quoi l’incident que j’ai vécu lors de notre mastermind (dont je voulais automatiser l’extraction de certaines phrases) laisse présager que même avec un groupe de 70 personnes super motivés et impliqués, je risque de rencontrer des problèmes insolubles, si je décide de me limiter ?

Reply
Jean-louis Autissier - posted on 07/03/2018 06:29

Je pense qu’il convient malgré tout de tenir compte à l’avance des désaffections qui surviennent en cours de parcours, imprévues,(maladie, décès,rv urgent inopiné…) et agir comme le font certaines compagnies aériennes: faire du surbooking consciemment!
Quitte à utiliser cette réserve potentielle pour un projet similaire car ils sont eux aussi partant sans reserves a priori!
Cela agrandit encore le cercle du bouche à oreille qu’il suffit ensuite d’activer, et ainsi statistiquement des » relais dévoués » vont se faire connaître..à ta(notre) plus grande « surprise » !

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 09:13

Bien !

Et as-tu une idée en rapport avec l’incident décrit en fin d’article et le projet précis de création de livre audio ?

Reply
Stephnany - posted on 07/03/2018 06:39

Pour avoir un regard nouveau sur le projet .
Nous ne sommes peut être pas assez neutre .
Trop impliqués émotionnellement.
Si on est là, c est que l on t’apprécie un minimum.
Donc, notre point de vu est forcement biaisé.
Pour trouver aussi des points de vu peut être plus professionnels, sur la faisabilité de ton projet.
Même si nous sommes 70 personnes formidables.

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 09:17

Vous êtes 70 personnes sublimes ! Et même si votre pont de vue est biaisé (et chacun peut voir dans mon projet de livre audio un bénéfice différent), nous pourrions faire front commun. Mais malgré tout, je constate que même sur un exercice simple (écrire deux phrases), il y a 17 erreurs sur 26 participations. Est-ce que dans ces conditions et malgré la lumière qui brille dans chaque être, je peux me lancer dans un projet comme un livre audio participatif ?

Reply
catherine - posted on 07/03/2018 07:53

Si comme pour chaque mastermind, les personnes qui répondent de bonne foi ne comprennent ou ne respectent pas le mode d’emploi, il n’y aura pas 100 % des pages de lectures utilisables pour ton projet. Il te faut plus d’adhérents. Je pensent que les personnes de l’entourage ou dans la zone de confort sont toujours de bonnes volontés mais se ne sont pas forcement compétentes pour répondre à notre demande ou faire avancer notre projet. Il faut donc élargir notre cercle pour trouver plus de ressources en adéquation avec notre projet.

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 09:25

Voilà !!! C’est ça que j’attendais !

Avec la meilleure volonté du monde, et une Energie sans faille, le manque de compétences peut faire capoter un projet ! Et ce n’est pas forcément un manque de compétences d’ailleurs, car je pense que chacune des 17 personnes qui n’a pas respecté le mode d’emploi saura le respecter si je lui demandais d’y accorder une IMPORTANCE MAJEURE (il s’agit d’écrire deux phrases, dont une se termine par un point d’exclamation, c’est à portée de tous ici).

Mais il semble qu’une bonne partie des participants volontaires et enthousiastes, accordent peu d’importance au mode d’emploi.

Je dois donc opérer une sélection (même la mort dans l’âme, parce que j’aimerais bien faire plaisir à ceux qui sont prêts à participer au projet). Et s’il y a sélection, pour créer un livre avec 70 voix, je dois forcément m’adresser à plus de 70 personnes.

Reply
Claire Tel - posted on 07/03/2018 08:38

Pour éviter les couacs et que ton projet ne tombe à l’eau parce que tu auras compter sur un nombre trop restreint de personne.
Et comme quant on jour à faire des ricochet, tes cercles s’élargissent et rencontrent d’autres cercles.

D’ailleur en aparté, lors du 1er Aller vers auquel j’ai participé mon projet était de reussir à prendre la parole en public et de faire un métier dans lequel je ne suis pas cachée derrière mon bureau. C’est chose fait, entre autre suite à une intervention de Lisette j’ai rejoins un groupe Toastmaster avec qui je prends beaucoup de plaisir 2 fois par mois. C’est un cercle que j’ai crée en lançant un premier caillou. Il a touché un second cercle, celui de ma famille, car un des membres du club (ingénieur truc muche en informatique) a rencontré mon fils « geek » lors d’une réunion, et mon fils et finalement plus super doué que geek. Le membre de ce club l’a pris sous son aile pour développer son projet de jeu vidéo (j’avoue et j’en ai honte je ne le prenais pas au sérieux).
En résumé, 2 cercles se sont rencontrés pour un max de résultat positif.
J’ai peut être un peu trop digressé…?

Reply
FrédéricV - posted on 07/03/2018 09:39

Un excellent commentaire ! Inspirant, congruent avec la problématique.
J’aime bien l’effet ricochet et tu lui donnes ici une belle illustration.
Bravo pour l’élan donné à ton projet au travers de cette inscription dans le projet toastmaster.
Je viens de regarder et il en existe un à 60 km de chez moi, je pense aller y faire un tour très prochainement…merci pour l’inspiration !

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 13:12

Tu es un peu partie en biais (même si c’est très intéressant) mais je retiens ta première phrase : j’aurai des couacs !

Sur un exercices très simple qui consiste à écrire 2 phrases, j’ai 17 couacs sur 26 participants. Sur 70, avec des fichiers audios qui devront forcément respecter certaines normes ainsi que des tailles limites, j’en aurai combien ?…

Reply
FrédéricV - posted on 07/03/2018 13:50

Tu auras de très nombreux couacs, bruits de bouche, formats audio ésotériques, phrases loupées…
La problématique des normes est qu’elles demandent une formation du personnel. La phase de lancement contient obligatoirement des défauts de production. C’est le principe « Plan DO Check Act » de la roue de Demming qui permet d’améliorer le produit par un progrès continu.
Un vieux proverbe disait « C’est en forgeant qu’on devient forgeron! ».
Vouloir réussir du premier coup est intéressant mais cela ressemble plus à un objectif irréalisable.Un objectif qui engendrera des pressions managériales inutiles, qui créera un sentiment d’échec chez tous ceux qui génèreront un défaut. La notion de progrès doit être intégrée dans l’objectif…
Si tu intègres une notion d’imagination et de créativité lors du lancement du prototype, accroches-toi ! Nous sommes riches et fertiles pour transformer une exclamation en affirmation du soi ou en toute autre chose qui nous passe par la tête…
Maintenant, si tu ouvres la norme à l’imagination et que tu désires ensuite traiter le produit avec un programme informatique purement linéaire, c’est que tu t’es trompé quelque part. Le traitement ne peut pas être cohérent face à de la richesse humaine.
Et si nous parlions de communication ? Entre émetteur et récepteur du message, il y a les filtres de l’émetteur, les filtres du récepteur puis en cas de feedback, nous retrouvons encore des filtres du nouvel émetteur et bien sûr les filtres du nouveau récepteur…

Et ceci peut nous amener sur le terrain de l’ECOUTE.

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 08/03/2018 08:55

Le produit que je souhaite lancer (le fameux livre) n’a pas une vocation professionnelle et n’entre pas dans le cadre d’une industrialisation ou d’une commercialisation. Ce sera peut-être le point de départ de quelque chose de plus grand, mais pour le moment, l’idée est de rester dans le «fun».

Au début de cet article, j’explique que que mon erreur a été de compter sur tous les participants de ce programme (en choisissant un livre de 70 pages). Donc soit je reste dans ma zone de confort en choisissant un livre de 30 ou 40 pages (puisque tu es prêt à lire davantage – disons 5 pages -), soit je sors de ce cadre, car j’en ai la possibilité (6.000 lecteurs dont 20% qui accordent une attention particulière à me propositions).

L’adhésion à l’idée, même pour créer un livre de 300 pages est tout à fait possible. Le casting est simple (à moins de vouloir le compliquer en organisant un concours «The voice», mais ce n’est vraiment pas le but).

Je dirais même que les bruit de bouche et les lectures monocordes font parie du jeu.

En revanche, ce qui ne fait pas partie du jeu, c’est de me faire travailler plus d’une journée sur le projet, car au moment où je soumets l’idée, j’ai une parfaite maîtrise sur la procédure que je vais appliquer. Procédure dont certains rouages sont extrêmement complexes technologiquement, mais à partir du moment où je leur donne quelque chose de correct en entrée, je reçois quelque chose de correct en sortie.

Pour que ce «correct» puisse être donné, je vais donner des consignes. Consignes très simples, qui vont m’épargner 20 mails identiques autour du même problème, et qui me permettront de donner à manger à mes «robots» afin que de 70 fichiers correspondant à la norme puissent, je puisse arriver à un fichier qui sera la concaténation de tout ça. Je n’ai nullement l’intention d’entrer dans chaque fichier pour corriger les bruits de bouche ou les éternuements. Au mieux je compte sur le bon sens de chacun, au pire ça fera partie du charme de l’expérience.

La consigne pourrait être, par exemple, de m’envoyer des fichiers MP3 de moins de 6Mo. Afin de ne pas réduire mes chances de 95%, je vais donner l’adresse d’un site qui transforme les WAV, les AIFF, les VOX et les AAC en MP3. Je vais même faire une vidéo mode d’emploi sur mon PC et une autre sur mon Mac pour que chacun puisse suivre étape par étape les indications.

Bien sûr, je pourrais le faire moi-même, mais l’idée est que chacun y passe 5 minutes afin de m’épargner une journée de travail (70 x 5 minutes)

Mon but est de recevoir les fichiers suivants :

1.mp3
2.mp3
3.mp3
etc.

Ces fichiers seront à envoyer par mail à une adresse précise, spécialement dédiée à ce projet.

La suite m’appartient : une fois les éléments reçus, en une heure, le fichier concaténé et mis en ligne pour le plaisir de tous.

La question qui se pose est la suivante :

– Combien de personnes (pourtant volontaires et enthousiastes) respecteront le mode d’emploi ?

Cette question peut être posée autrement :

– Combien de personnes (pourtant volontaire et enthousiastes) penseront que le respect du mode d’emploi est IMPORTANT pour la suite des évènements, si je ne donne que la consigne, sans expliquer ce que je viens d’expliquer ?

Notre auto-coaching se trouve derrière cette réponse 😉

Reply
Michel M - posted on 07/03/2018 08:41

100% des participants à une course ( tour de France, marathon ….) sont très motivés , mais tous ne franchissent pas la ligne d’arrivée. Pour compenser ces défaillances possibles il faut prévoir des remplaçants ( pas très joli comme terme mais je trouve pas mieux)

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 07/03/2018 13:13

C’est ça ! Un objectif, c’est gagnant. Il faut donc des gagnants potentiels. Mais quel rapport avec mon incident de lundi ?

Reply
Nathalie - posted on 07/03/2018 09:01

Du projet à sa réalisation, il se peut qu il y ai des défections partis les 70 personnes .
Auprès d un cercle élargi : naîtrons ; de nouvelles compétences , d autres idées pour la réalisation, d des nouveaux échanges entre nouvelles personnes, une dynamique plus forte , plus de complémentarités entre les participants.
Et une fois réalisé un groupe plus large pour sa diffusion, sa publicité, sa mise en valeur .
Bonne journée à tous

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 08/03/2018 09:04

Certes, mais dans ce cadre précis, nous sommes toujours dans l’expérience enthousiaste, et je maîtrise tous les outils qui permettront de réunir les fichiers de tous pour en faire un seule fichier final. Mais pour que ces 70 fichiers soient exploitables, il faudra répondre à certaines consignes (un mode d’emploi). Dans l’état actuel des choses, je ne me vois pas proposer un mode d’emploi sur la façon de créer un fichier audio qui réponde aux normes de mes logiciel… Je ne sais pas comment faire pour l’expliquer… Je croyais qu’il suffisait de dire que la deuxième phrase devait être exclamative pour que tout le monde y mette un point d’exclamation… Mais même si dans l’absolu j’avais raison d’y croire (ça tombe sous le sens), dans la réalité (relative à notre groupe en tout cas), j’ai eu faux !

Que m’apporterait un groupe plus large ?

Reply
FrédéricV - posted on 07/03/2018 09:29

Voici une première approche de la réponse autour d’un axe « Business ». J’ai emprunté mon développement autour d’un excellent livre de Guy Kawasaki : « L’art de se lancer ».
L’impact créé par une action sur un second cercle est multiple et touche à plusieurs « arts » :

– l’art du branding
L’art du prosélytisme est l’art de convertir autrui à sa propre croyance ou doctrine.
Aujourd’hui le prosélytisme est le cœur du branding. Si tu es en mesure de créer un produit ou un service qui rend les gens enthousiastes, ils vont eux-mêmes promouvoir ce produit/service dans leur communauté. On peut parler ici de recrutement d’évangélistes.

– L’art de nouer des partenariats :
Les partenariats sont des accélérateurs de revenus et de réductions de coûts. Basés sur un modèle gagnant/gagnant, ils sont à la source de nombreuses réussites.

– L’art du recrutement :
Il y a très peu de gens très compétents dans leur tâche.Après un investissement dans le ce premier livre audio, tu pourras repérer les personnes disposant des compétences dont tu as besoin pour d’autres projets. Tu pourras également repérer ceux qui croient dans les valeurs de tes projets

Lorsque tu sors de ta zone de confort, tu t’exposes à de nouveaux problèmes de communication (Enjoy your problems 😉 ) mais aussi à de nouvelles découvertes.
Je n’ai cité ici que 3 découvertes orientées « business » mais le monde est riche de surprises et pour peu que nous ayons un mental programmé à saisir les opportunités sans pour autant être opportuniste, l’effort produit pour se dépasser peut donner lieu à de nombreuses découvertes à celui qui veut bien ouvrir les yeux.

C’est bien tout l’intérêt d’un programme « Aller vers… ». Reprogrammer notre mental pour aller vers la réalisation de nos projets, découvrir de nombreuses richesses, découvrir également nos différences.

Est-il confortable pour moi d’écrire dans ces messages/commentaires ? Non !
Quel intérêt alors ? Quels apprentissages ?
1) j’ai appris à me libérer du jugement ! Je considère que la plupart d’entre nous sont bienveillants. Surement pas 100% mais l’esprit positif de ce programme me permet de m’exprimer sans peur
2) En exprimant mes ressentis, les analogies que je perçois, j’améliore ma perception et quand je suis (moi ou d’autres) hors sujet, Stéphane recadre 🙂 . Je n’oublie pas le grand pouvoir qu’ont les mots dans notre langage. Je n’oublie pas non plus la façon dont on peut les employer dans notre intérêt afin d’en tirer tous les bénéfices possibles. J’apprends à mieux me connaître
3) Sans rentrer dans un processus « Sauveur », j’apporte ma pierre à la création de Stéphane et parmi ceux qui me lisent, je serais heureux de pouvoir inspirer les autres participants à mieux se connaître par effet miroir (positif ou négatif).
4) et je n’oublierai pas toutes les richesses encore inconnues….

Pour en savoir plus sur le livre de Guy Kawasaki, voici 2 pages d’un résumé (le livre est bien sûr beaucoup plus riche et explicite) :
Partie 1 : http://www.mes-finances-mode-demploi.fr/investir-2/creer-son-business/lart-de-se-lancer/
partie 2 : http://www.mes-finances-mode-demploi.fr/investir-2/creer-son-business/lart-de-se-lancer-suite-fin/
Je ne dispose d’aucun lien financier avec le site 🙂 🙂

Reply
FrédéricV - posted on 07/03/2018 13:52

j’ai mis un lien externe (résumé de livre) dans mon message et il semble bloqué par le système de validation.

Reply
Sylvie - posted on 07/03/2018 09:38

Elargir le cercle permet de rassembler plus de compétences, et aussi une palette de couleurs de voies plus large.
Outre la compétence évoquée par Catherine, élargir le cercle, en ouvrant la palette, enrichit le projet.
Dans le cas d’un livre audio, avoir plusieurs choix de voix pour une même page par ex, permettrait de faire un livre plus homogène, ou bien encore, permettrait de détecter des voix plus adaptées pour un livre « sérieux » et d’autres pour un livre « empathique » et d’autres encore pour un livre « expressif »… Ainsi élargir le cercle permet de se constituer un vivier qui pourra donner des idées pour d’autres projets ou permettre à d’autres projets non conscients à ce jour ou pas encore murs, de se concrétiser.

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 08/03/2018 09:12

Même si ce que tu dis est intéressant dans le cadre d’un produit professionnel, je voudrais recadrer l’ambition du projet : c’est pour le fun !

Je n’ai pas besoin de voix extraordinaires. Juste de 70 volontaires.

Et je ne veux SURTOUT PAS avoir à choisir entre 3 vois différentes pour chaque page. Dans ma description initiale, je parlais de recevoir les fichiers avant 22h00 pour créer le livre final. Et je n’avais pas l’intention d’y passer la nuit. Juste d’assembler les 70 fichiers dans l’ordre et de mettre le résultat en ligne tel quel.

Après, si ça me donne envie de créer une boite de production de livres audios multicolores, oui, je vais probablement organiser un «The Voice». Mais là, le but n’était pas plus complexe qu’un mastermind (mis à part le fait que la contribution est vocale). Or même par écrit, visiblement, le respect du mode d’emploi ne semble pas gagné d’avance…

Que m’apporterait une sortie de cercle ?

Reply
Sabrina - posted on 07/03/2018 14:54

Celà veut donc dire qu’en faisant certaines choses au préalable on gagne du temps..

Reply
Stéphane SOLOMON - posted on 08/03/2018 09:13

Qui veut voyager loin ménage sa monture. Oui…

Mais ce projet précis n’est pas comparable à un lointain voyage. Enfin… Je ne le pense pas…

Reply
FrédéricV - posted on 07/03/2018 17:15

j’ai mis un lien externe (résumé de livre) dans mon message et il semble bloqué par le système de validation. Ce lien n’est pas obligatoirement nécessaire à la compréhension de mon message. Les liens peuvent donc être supprimés…

Ce qui m’amène à enrichir ma réflexion. Lorsque j’ai parlé dans mon message bloqué de l’art du branding, de l’art du recrutement, de l’art de nouer des partenariats et d’une ouverture sur d’autres possibilités, je me dirigeais en réalité vers une réflexion chère à Stéphane.
Je voudrais parler ici de la sérendipité ou, pour le dire plus simplement, des découvertes accidentelles. Si ces découvertes sont en apparence accidentelles, elles ne peuvent être vues que par des yeux prêts à les voir. Sur les milliards d’informations que mon cerveau traite chaque journée, beaucoup sont considérées comme inutiles. Le labo qui a découvert le post-it et sa colle qui ne colle pas l’a découverte par accident. C’est une erreur d’expérimentation (action) qui a permis de créer cette colle mais c’est l’expérimentateur qui a su déceler en elle un potentiel au lieu de la juger comme une « mauvaise » colle.
Je me souviens avoir programmé des logiciels de création sonore pour synthétiseur. Les erreurs de programmation m’ont parfois donné des algorithmes fabuleux qui transformaient mon son en lui donnant parfois une épaisseur, parfois un claquant inattendus. Ces « erreurs » me donnaient donc des fonctions intéressantes que je pouvais intégrer au logiciel global. Elles m’enrichissaient !
Stéphane pourrait retirer tout un tas d’informations des erreurs des participants dans les actions. Des intérêts sémantiques, des améliorations de process (comme la saisie dans un formulaire : partie 1 de la phrase, partie 2, partie 3 exclamative), que sais-je encore ? Lui-même ignore encore certaines richesses cachées dans nos interventions.
Ce dont je suis certain, c’est que c’est l’ACTION qui permet l’erreur, que c’est le développement personnel qui nous ouvre aux nouvelles possibilités et que c’est donc la conjonction des 2 qui permet la sérendipité (même si quelquefois le côté positif de l’erreur peut nous sauter aux yeux).

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Stéphane SOLOMON - posted on 08/03/2018 09:24

C’est une très belle vision de ce que peuvent apporter ces erreurs, que ce soit à moi, aux contributeurs volontaires ou au projet (ainsi qu’aux projets futurs qui peuvent en découler).

En revanche, ma question ici part du principe que je veux atteindre mon objectif. Je dis OUI aux découvertes accidentelles (que je peux consigner dans un journal de bord), mais je ne souhaite pas les provoquer ni les exploiter avant d’avoir atteint mon objectif.

En d’autres termes, la Sérendipité enrichit mon projet global et ma mission de vie, mais mon objectif précis est fait pour être atteint.

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Fanny - posted on 11/03/2018 10:11

Le bouche à oreille c’est ce qui fait la force du projet, plus il y aura de personnes au courant, plus ça aboutira !

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