A la poursuite de tes chèvres

Lorsque mon père tentait d’ouvrir une porte et qu’elle ne s’ouvrait pas à cause d’un carton ou d’un quelconque objet qui gênait l’ouverture, il disait :

– Qu’est-ce que cette chèvre vient faire ici ?

Connaissant son histoire préférée, nous savions qu’il nous suggérait de nous débarrasser de cette chèvre. Il ne s’agissait pas toujours de l’abandonner ou de la rendre à son propriétaire. Il suffisait de la déplacer dans un endroit où elle ne pouvait plus nous gêner. De lui trouver une place ou de l’aider à trouver sa place car elle ne la trouvera pas toute seule…

Chaque chèvre à laquelle tu laisses le loisir d’envahir ton intérieur, réduira l’espace dans lequel tu peux t’exprimer. Si on reprenait l’exemple de ce carton qui gène l’accès à une pièce, il peut e priver d’une pièce de ta maison. Le simple fait de le déplacer peut te faire gagner 15 m² ! Tu me diras que l’exemple est exagéré, car s’il ne fait que gêner et qu’il suffit de l’enjamber pour se glisser dans la pièce, on peut le laisser là… Ce serait vraiment mal connaître ton cerveau :

A moins de vouloir relever un défi ou d’éprouver un vif intérêt pour le résultat d’une action, ton inconscient tentera d’ajourner cette action ou de la supprimer.

En d’autres termes, cette pièce qui fait partie de ta maison et qui pourrait te servir d’espace de travail, de loisir ou de détente risque d’être inconsciemment condamnée à cause d’un accès difficile. Ton inconscient va te diriger vers un plan B à chaque fois que tu envisageras d’aller vers cette pièce. Il te conduira vers un autre chemin plus facile à emprunter, mais qui ne sera pas aussi efficace que le chemin auquel tu pensais initialement.

Dans l’une des entreprises où j’ai eu le plaisir d’intervenir, il y avait un problème avec la machine à affranchir : souvent elle froissait l’enveloppe qu’elle affranchissait et parfois, elle la déchirait ! Il fallait donc remettre le courrier dans une nouvelle enveloppe, et refaire l’opération en espérant que l’incident ne se reproduise pas. De plus, comme la première opération (inefficace) faisait avancer un compteur, il fallait l’annuler, ce qui demandait un certains nombre d’actions relativement techniques… Heureusement (ou pas), une fois la machine lancée 2 ou 3 fois d’affilée, elle fonctionnait à merveille.

Un nouveau mode d’emploi a donc été instauré pour «amortir» la pénibilité : si on n’avait qu’une seule lettre à affranchir, on la laissait dans un panier près de la machine. Dès que ce panier contenait plus 5 lettres, on les affranchissait toutes ! Ainsi on n’avait pas de problème à chaque enveloppe affranchie, mais uniquement tous les 5 courriers… C’est malin comme solution, mais ce n’est pas intelligent :

  • Certains employés qui n’avaient pas envie de faire l’opération de masse, laissaient simplement leur courrier dans le panier des départs sans se soucier de savoir si c’était leur tour d’affranchir les 5 courriers. On pouvait donc se retrouver avec une dizaine de courriers non affranchis, et au moment de la relève, il fallait agir dans la précipitation. Dans bien des cas, le courrier du jour partait le lendemain.
  • Pour s’épargner cette corvée, l’un des salariés (un commercial) s’est constitué un stock de timbres pour ses courriers urgents. Il payait ces timbres avec son argent propre, et lorsqu’un collègue est venu se servir dans sa boite de timbres (pensant que c’était l’argent de la société), la situation est devenue conflictuelle.
  • Dans certaines réunions les discussions tournaient autour de nouveaux modes opératoires possibles pour contourner le problème de cette machine

Et pourtant (c’est là que ça devient ridicule) cette machine était sous contrat de maintenance. Il m’a suffi de contacter le support technique et de prendre rendez-vous avec un technicien pour régler définitivement le problème : la machine a été remplacée.

Mais ce n’est pas tout : les évitements ont persisté pendant plusieurs semaines. Les utilisateurs de la machine défaillante avaient tellement pris l’habitude de tourner autour du problème qu’ils ont ancré l’ancien rituel : ils laissaient leur courrier devant la machine au lieu de l’affranchir. Il fallait leur rappeler que le problème n’existait plus pour qu’ils disent «Ah oui… C’est vrai !» en se tapant sur la tête comme des primates.

Tout tourne autour de la chèvre ! Lorsque les habitudes d’évitement s’installent on en arrive à oublier qu’il y a une solution simple au problème. Le contournement du problème devient un sport collectif !

A la poursuite de tes chèvres

Comme tu l’as vu dans l’exemple ci-dessus, une «chèvre» n’est pas forcément quelque chose d’imposant. Ça peut être aussi simple qu’un stylo grippé qui ne veut plus écrire : combien de tentatives de contournement vas-tu utiliser avant de jeter ce stylo et le remplacer par un autre, de préférence d’une qualité supérieure qui ne se laisse pas abîmer par une chute de température ? Combien de fois vas-tu promener la pointe sur la semelle de ta chaussure afin de te prouver à quel point tu maîtrises les bonnes vieilles techniques ? A partir de quel moment vas-tu employer cette technique systématiquement, avant même d’essayer le stylo, tant cette habitude t’aura convaincu qu’il ne fonctionnera pas sans ce dégrippage ? Dès que ce stade sera atteint, il te sera difficile de faire machine arrière, même si on t’achète un stylo tout neuf, tu auras le sentiment qu’il ne fonctionnera pas du premier coup.

Un simple stylo à 30 centimes peut devenir une chèvre !

De la même façon que tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il te faut pour réussir, tu as en toi et autour de toi une multitude de chèvres à rendre à leur propriétaire. Dans le cas d’un stylo qui fuit, le propriétaire est la poubelle ! Comprends bien que le stylo n’est pas une chèvre en soi, c’est uniquement au moment où il fuit qu’il le devient. Tu peux donc t’en acheter un autre.

Alors quelles sont tes chèvres ?

Je te propose d’y réfléchir et d’en lister quelques unes ci-dessous, ce qui donnera des idées et des exemples à tous les participants. Je vais publier moi aussi, un témoignage de chèvre récente. Ce qui prouvera que connaître le problème ne suffit pas pour qu’il se résolve. Il convient de maintenir une «liste de chèvres» et de s’en occuper régulièrement (je m’en occupe une fois par semaine – souvent le vendredi – en sautant une semaine de temps en temps).

Rappelle-toi qu’il s’agit souvent de toutes petites choses comme une écharde de bois au coin du lit qui s’accroche aux draps et qui les déchire.

Combien de draps vas-tu recoudre avant de limer l’écharde ?

Tiens… Ça pourrait être une citation ce truc-là !

A++

Stéphane

Posted in Semaine 4

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22 COMMENTS

Stéphane SOLOMON - posted on 22/02/2018 16:22

J’ai vécu une expérience avec la batterie de ma voiture récemment : chaque matin je me demandais si elle aurait assez de puissance pour démarrer la voiture. Et comme une fois sur deux il fallait lui donner un coup de boost (j’avais un booster prêt à l’emploi dans ma maison), j’ai pris l’habitude de m’inquiéter au démarrage, puis de foncer à la maison chercher le booster si l’inquiétude était justifiée. J’ai procrastiné le remplacement de cette batterie pendant plus d’un mois, me sentant particulièrement malin et bien organisé avec mon booster. Il a fallu que la voiture ne veuille plus démarrer devant le collège de mon fils pour que je me rende compte que je n’étais pas si malin. Bon… Un type sympa nous a quand-même dépannés d’un coup de jus… Le problème c’est qu’il faisait noir et qu’on a inversé les polarités. Résultat : en plus de la batterie à 100€, j’ai dû faire installer un nouvel alternateur à 525€…

Ce qu est encore drôle aujourd’hui, près de 3 semaines après avoir installé un nouvel alternateur et une nouvelle batterie, c’est qu’à chaque fois que je tourne la clé de la voiture, je me demande si elle va démarrer… Voilà ce que c’est que de laisser traîner une chèvre à 100€… Et encore, j’aurais pu économiser une trentaine d’euros en achetant une batterie tranquillement. Ben non ! Il a fallu que je fasse le malin avec mon booster…

Tiens, tant que j’y pense, il serait temps de le ranger ! Je n’en aurai pas besoin avant 2 ans…

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Anaïs - posted on 22/02/2018 17:28

J’ai actuellement 2 chèvres plutôt chronophage.
Mon imprimante a une fonction impression photo avec une cartouche bien spécifique. N’imprimant que très rarement des photos via celle-ci, elle est actuellement vide. Mon problème survient lorsque je dois imprimer des documents classiques, la configuration de mon imprimante est telle qu’elle utilise cette fameuse cartouche photo! Donc je vous laisse imaginer le résultat, une page blanche ! Au lieu de changer simplement cette cartouche, je me lance dans une configuration personnelle pour utiliser les 4 autres cartouches ce qui fait que mes documents sortent sans soucis ! Je vais sérieusement songer à acheter cette cartouche photo, mais je suis quasiment certaine que lorsque je l’aurais fait je me lancerais dans la configuration perso !
Autre soucis du moment, nous habitons une région où il gèle très régulièrement la nuit. Nous avons une maison avec un garage mais je stationne ma voiture devant sans la rentrer… Et donc le matin quand vient le moment de mener les enfants à l’école je dois me mettre à gratter le pare-brise. Je me suis trouvée maline en trouvant la combine de mettre en chauffe la voiture quelques minutes avant le départ, mais un matin je n’ai pas pu ouvrir ma voiture car les portes étaient gelées…. Le garage pourrait accueillir la voiture et on y a un accès direct par la maison, ce qui serait tout de même confortable les jours de pluie ! Mais voilà seulement le garage est tellement encombré et je dois le ranger avant d’envisager cette option ! Je vais le faire promis !!
Fichue procrastination !!!!

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Céline - posted on 22/02/2018 18:54

Dans notre appartement, nous avons des moustiques de janvier à décembre, sauf les jours de grand froid, mais on habite à Marseille… Alors, mon bébé et moi, on dort sous une moustiquaire. Jusqu’à hier soir l’accroche de la moustiquaire était « fixée » au mur avec du sparadrap et très régulièrement, j’étais réveillée la nuit, non plus par les moustiques mais par la chute de la moustiquaire… Depuis hier soir, un vis à chassé cette chèvre qui s’était incrustée dans mes nuits depuis bien trop longtemps! 🙂

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Thomas G. - posted on 22/02/2018 19:50

Ma première chèvre s’est que je ne peux pas conduire. Je dois toujours trouver une solution pour me rendre quelques part.

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Mélina - posted on 22/02/2018 20:26

Je crois que je m’applique tellement à mettre chaque chèvre à sa place que je n’en ai pas réellement. Celle qui me gène ne m’appartient pas et je ne sais donc pas comment la gérer. C’est la maman de mes beaux fils (qui sont en garde alternée). Elle préfère aller en boîte de nuit que payer la cantine et avec mon mari nous avons déjà eu un recommandé demandant que l’on paie sinon huissier. La cnv devient très difficile à tenir dans ces cas là.

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LETT arnaud - posted on 22/02/2018 20:49

Je suis assez désordonné, donc des chèvres il y en a partout chez moi du moins dans les pièces où je suis souvent de passage. Le soucis c’est que je vis dans la maison familiale et que cette situation déplais assez à mon père et à ma soeur ! Là où c’est le plus marquant c’est dans ma pièce qui sert de stockage pour mon équipement de scène et autres : l’entrée est encombrée par une multitude de cartons. Le pire c’est que je n’ai aucune motivation pour ranger cette pièce !

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Michel M - posted on 22/02/2018 21:29

J’ai eu une mésaventure du même type que celle de Stéphane. Il y a quelques mois ma clef de contact s’est cassée en morceaux, comme j’étais sur un chantier j’ai récupéré du scotch d’électricien et j’ai recollé le tout et ça a marché ! De retour au bureau tout le monde me disait commande une nouvelle clef un de ces jours ta voiture ne reconnaitra plus la clef et tu vas rester en panne….La semaine dernière après avoir fait le plein à 200km de chez moi, ma clef et ma voiture ne se reconnaissait plus ! Impossible de démarrer. Résultat : assistance, remorquage, voiture de prêt pour rentrer et retour quelques jours plus tard pour récupérer mon véhicule. Le pire c’est que je répète à tout le monde une phrase du genre « si tu ne t’occupes pas de tes problèmes aujourd’hui, ils vont s’occuper de toi demain » ! Mes chèvres ont un lien très étroit avec la procrastination.

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Prosper - posted on 22/02/2018 23:50

Au secours ! J’ai des chèvres, partout ! Au boulot, à la maison !

Pourtant, je ne sais plus quand c’était, mais dès la première fois où Stéphane avait parlé de cette histoire de chèvres, j’avais adoré et adhéré.

Je les avais bien chassées !

Mais au fil du temps, elles sont revenues insidieusement. Sans que je ne m’en soit rendu compte. Et j’avais oublié l’histoire.

Je crois aussi que le conseil de s’occuper de ses chèvres n’était pas aussi clair à l’époque, ou tout au moins, je ne m’en était pas rendu compte.

En tout cas, je viens de poser dans mon agenda, une action toutes les semaines d’une heure : m’occuper des chèvres.

(Mon agenda étant partagé avec des chefs et toute mon équipe de travail, j’aurais peut être des remarques et donc la possibilité de raconter l’histoire, et pourquoi pas, de faire prendre une culture d’équipe où on recherchait nos chèvres communes.)

A++

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Fred - posted on 23/02/2018 00:02

Une chèvre qui aurait bien pu me coûter trop cher: Les pneus neige. La météo de ces dernières années, ma situation financière et ma passivité ont contribué à mon choix de ne pas m’équiper. Un déplacement récent en Belgique a bien failli très mal se terminer.

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Denis - posted on 23/02/2018 07:03

Il s’agit d’une problématique à laquelle je pense souvent et qui me laisse vraiment perplexe parce que je n’arrive pas à me corriger, à agir autrement. Je vois la chèvre arriver, et au lieu de lui dire « tu sors » je la laisse entrer en me disant que cette fois va être différente des autres, que nous allons pouvoir cohabiter en harmonie…
C’est par exemple systématique lorsque je bricole : n’ayant pas le bon outil sous la main (il me suffirait d’aller dans mon atelier pour en avoir un), je me crois malin en utilisant un autre outil ou objet. Résultat : perte de temps et/ou objet cassé et/ou je dois quand même au final aller chercher le bon outil. De même, plutôt que d’aller chercher l’escabeau, je grimpe sur n’importe quoi… et au final c’est encore perte de temps ou travail mal fait, ou même… la chute !
Dis moi Stéphane, quand on connait le problème par coeur, qu’on connait la solution et qu’elle est vraiment à portée, que notre cerveau nous dit « tu sais qu’à cet instant tu devrais agir autrement »… pourquoi agissons-nous quand même dans le mauvais sens ???

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Daniele - posted on 23/02/2018 08:37

Oupss j atteins quelques unes de mes limites. Donc je garde quelques chèvres pour moi encore .. d’autant plus que j’ai un vrai troupeau plus celui de mon conjoint et notre troupeau commun. Bref je n’ai plus qu’à m’installer en Lozère et vendre du fromage… en commun nous avons qq travaux et reparations en souffrance comme une vitre, un four depuis …qq années. Tout ça parce que je me dis qu il serait gêné que je prenne en main et fasse venir un specialiste. Ce qui est vrai qd meme. La mauvaise excuse est que ce four fait partie d’un piano et est tres difficilement manipulable pour le quidam et que j ai déjà fait venir un réparateur mais qui m a plantee, plus intéressé par me vendre un déplacement de cheminee et que je n’ai pas relancé. Pour le four, ben là cela commence à me gaver de trouver des combines car j aime cuisiner.
Une deuxième chèvre cette fois ci bien perso, c’est effectivement l encombrement d une piece, plutôt le bordel que l encombrement d ailleurs. Piece depuis laquelle je suis les webinaires. Donc voilà pourquoi entre autres je ne me précipite pas pour interagir sur le plateau. J ai bien conscience que je me tire une balle dans le pied et me lance un defi. 😕
Je peux relier ceci aussi à j ai un problème davoir les mobiliers et affaires de 2 maisons dans une mais je suis contente de pouvoir accueillir quelques mois mon fils qui a du revenir en region parisienne et que l on profite de moments inattendus partagés heureux et intenses.
Une chevre ou plutôt un bouc: previsionnellement je dois demenager d ici environ un an. Je n en aurais la certitude que dans 10 11 mois. Mais là je n’aurais que 1 à 2 mois pour partir. J ai vendu plus ou moins volontairement à un promoteur et j’ai du mal à me lancer avec joie dans ce projet qui va détruire ce qui etait la maison de mes rêves depuis 30 ans. Je sais que c’est une opportunité mais je narrive pas encore à transformer l essai. Trop tôt aussi pour choisir une future maison. Du coup je procrastine à fond et ne suis pas du tout le retroplanning nécessaire de ménage par le vide de la cave au grenier. Je pense que je devrais bien prendre une dose de rêve éveillé pour imaginer avec plus d’enthousiasme mon futur lieu de vie.
Sinon l expérience de Denis sur les bricolages à la « one again » me parle particulièrement aussi.
Pffiou y a du boulot. Quelques biquettes aussi au boulot, etant beaucoup plus facilement initiateur que finisseur.

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Nathalie - posted on 23/02/2018 08:56

Pour moi en ce moment , et c est comme ça chaque année à cette époque , je laisse pleins de chèvres rentrer dans mon bureau . Je travaille chez moi et c est l époque des bilans a faire et autres formalités juridiques pour trois petites sociétés familiales dont je suis gérante , secrétaire , comptable , standardiste, commerciale et j en passe … je suis aussi jardinière et parfois même femme de ménage ( maison en location saisonnière) . bon revenons à nos chèvres ! Et bien chaque année je procrastine jusqu au dernier moment pour faire ces bilans .
C comme ça depuis des années et chaque fois je suis pleine de bonnes intentions mais rien y fait . Hier je suis passée devant la lingerie et j y suis restée presque toute la journée en sortant tout des placards et reclassant tout notre linge …. comme si c était d une urgence vitale !!
Du coup hier soir c mon mari qui a fait le diner et moi j était au bureau à essayer de rattraper mon retard d hier … mais tout le monde sait qu un retard ne se rattrape pas qd le temps est passé il est passé . Et le pire c est qu un plus je sermonne notre ado qui fait tous ses devoirs à la dernière minute et souvent tard le soir !!! Saleté de « chèvres » on le chasse par la porte , elles reviennent par la fenêtre . Merci Stéphane je garde l idée de la pause « CHEVRE » une fois par semaine ! Pour moi cela devrait peut être être tous les jours !!!
Et merci à tous c super de se livrer et de la confiance que l on se fait pour avancer par nous mêmes.

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FrédéricV - posted on 23/02/2018 10:58

Du Stéphane SOLOMON aux lectures multiples !
Le première fois que j’ai vu cette vidéo, j’ai plutôt intégré le concept de la chèvre comme un concept d’engagement, je n’avais pas pensé au concept de tous ces objets qui nous pourrissent la vie si on ne s’occupe pas d’eux. J’appelle pour ma part ce second concept les « gremlins ». Non, pas le gentil Guismo mais tous les affreux jojos qui adorent vous pourrir la vie….
Quoi qu’il en soit, hier, dans le montage de mon évier de remplacement en cuisine, il m’a fallu redécouper le plan de travail en carrelage…
Pour cela, il faut une disqueuse. C’est un outil assez dangereux mais en le maniant précautionneusement, il permet de réaliser de nombreux travaux. Me voilà donc parti à l’assaut de ce plan de travail. C’était la première fois que je coupais du carrelage. Dès les premières secondes, j’ai bien vu un nuage de poussière fine se projeter dans la cuisine….Aie !
Je me suis donc tenu le discours suivant :
a) et si j’essayais de trouver une bache plastique pour couvir l’ensemble des meubles et objets de la cuisine ?
b) tu ne sais pas où se trouve cette bâche ni si tu en as…
c) il va te falloir chercher et tu détestes ça.
d) Tu en auras pour au moins une heure et pendant ce temps le chantier n’avancera pas
e) aller, on continue !!!!!

Et voilà comment, 1/4 d’heure plus tard, le chantier découpe était terminé et ma cuisine toute blanche 🙁

Résultat des courses :
L’évier était installé, l’évacuation des eaux usées refaite. L’ensemble était fonctionnel vers 19H30

A 23H30, j’étais encore en train de nettoyer les différents recoins de la cuisine… LOL

Je pense qu’une chèvre peut aussi correspondre à un paradigme, une croyance, un mode de fonctionnement de nos vies qui ne nous rend plus service….
« Je n’aime pas chercher  » m’a t’il rendu service ?
Me rendra-t’il service dans le futur ?

Ce matin, il me reste à nettoyer le meuble à épices et tous ses jolis petits flacons….

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Fanny - posted on 23/02/2018 17:40

Mes chèvres, ce sont souvent la pile de linge qui traîne, la vaisselle à ranger. Ou bien ce sont des corvées ?

Hier j’ai supprimé une chèvre, mes chaussures cassées ont étés jetées pour en acheter d’autres.

Sinon je pars du principe que certains objets doivent être réparés au lieu d’être systématiquement remplacés par un autre. Que puis-je en déduire ? Cette publication m’y a fait penser. Y’a t’il des chèvres « utiles » ?

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stephany - posted on 24/02/2018 08:13

depuis deux jours, je cherche ces fameuses chèvres !
j ai trouvé, l administratif !
je suis une plaie pour mon compte en banque, mais un régal pour le fisc, car je paie toujours tout en retard!
Pour mon boulot, je travail beaucoup sur facture ! et au lieu de les envoyer tous les 3 mois, j attend la fin de année, pour faire les comptes.
Du coup avant, c était simple, je n avais qu un placement, puis deux, c est devenu compliqué, là 3, je sens que si je ne me débarrasse pas de cette chèvre rapidement, je vais avoir des retenues sur salaires assez conséquentes.
s offre a moi deux solutions, trouver un comptable, ou dépasser ma phobie administrative !

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samanta - posted on 24/02/2018 22:39

Je dois me remettre en forme … Chaque année, je « résous » la situation en faisant de vacances au froid ou dans des villes à visiter.. au lieu d’aller à la mer, car je ne me sens pas à l’aise..

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Ileana - posted on 25/02/2018 16:00

Mes chèvres vont par deux : elles se nomment scanner et administratif.
Me sentant submergée par la quantité de paperasse dans mon petit bureau, je me suis dit, tiens, si je scannais et jetais toute une série de factures que je garde pour l’historique mais qui m’encombrent.
Résultat : ayant une imprimante scanner de base, je suis obligée de scanner document par document, et de plus mon logiciel de scan ne s’étant jamais bien installé, malgré plusieurs tentatives, je suis obligée de passer par Photoshop pour enregistrer les noms des documents. Résultat : je suis très en retard dans mon projet de désencombrement et mon suivi administratif.
Il suffirait que j’achète un modèle un peu plus récent et performant d’imprimante-scanner pour gagner un temps fou et je le sais mais pour éviter de dépenser 150 euros, rapporter la nouvelle imprimante chez moi du magasin et jeter l’ancienne, je continue à héberger mes chèvres…

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Isabelle - posted on 27/02/2018 19:16

As tu un smartphone ? Ou une tablette ?
Si oui, je peux te proposer une solution gratuite et rapide 🙂

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Jacqueline P. - posted on 26/02/2018 03:01

Cette histoire de chèvre m’a tellement plu la première fois que je l’ai lue que je l’ai depuis resservie à mes enfants et mes amis. Et, bien sûr, j’ai repéré pas mal de chèvres chez moi… Le problème d’Ileana me va droit au cœur car c’était également mon souci principal, avec celui de Stéphany (l’administratif). Une suggestion de Stéphane m’a permis de me débarrasser de ces deux chèvres en même temps (voir sur internet tout sur le « classement cahotique »). J’ai également jeté des dizaines de stylos, feutres et autres stabilo récalcitrants… Finalement, les pires chèvres que j’héberge encore sont toutes ces tâches qui squattent ma cervelle, que je remets à plus tard sur des prétextes futiles et que je n’arrive à faire que lorsqu’elles sont passées dans la case Hyper-Urgent. Et là, une fois effectuées, je me sens si bien que je reconnais que c’étaient des chèvres dont j’aurais pu me défaire plus tôt.

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MOONY - posted on 26/02/2018 12:08

Cette histoire de chevre me parle beaucoup. Je davaid qur j’avais bezucoup de chevres me poussant à procrastiner. Plud je repousde plus lz chevre grandit et prend de la place. en ce moment j’essaye d’agir sur les chrvred à la mzison (ca avance mais y’a du boulot). Plus je me debarrasse des chevres «physiques» plus ca me pousse à me debarrasser des chevred mentales, la plus grande etant d’echouer dans mon projet.

PS: je nzrrive tjs pas à acceder aux replays des webinaires. Quelle chevre!

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LAU - posted on 03/03/2018 07:31

Oulalala, mais en fait il y en a encore.
J’ai réécouter l’histoire avec un immense bonheur, car cela m’a rappelé qu’effectivement la persévérance devient mon amie pour peu que j’y pense.
J’ai laissé ma liste de chèvre en route et reviennent quelques habitudes insoutenable :
– l’accumulation : je conserve les articles qui m’intéresse mais ils se transforme en piles et j’ai la fâcheuse tendance à ne pas jeter sans les relire. Alors je dois retrouver ma solution, article non touché = article qui a déjà donné son potentiel
– j’oublie (hihihi) de faire mes comptes, au bout de 2 semaine c’est un calvaire et pourtant …. 5 min à chaque fois que nécessaire !!
– la clé pour le stagiaire, cela deviendrait trivial, je lui laisse la mienne quand je télétravaille, lundi j’appelle le serrurier

Stéphane, je n’irais pas plus loin, il y en a d’autres mais pas pour le groupe.
Mais surtout merci, pour ce déclic (bis), je change de stylo !
gratitude.

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Jean-Baptiste - posted on 03/04/2018 15:35

Merci Stéphane !
Une de mes chèvre : refaire ma carte d’identité. Je l’ai perdu il y a deux ans, et je me sers de mon passeport depuis… Mais le jour ou je le perds aussi… OBJECTIF : paperasse pour la nouvelle carte d’identité pour fin avril !!

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