Un Gremlin dans la caboche !

En décembre 2015 j’ai publié un article intitulé «Avez-vous un Gremlin dans la caboche ?», et je suis content, car Frédéric a évoqué le petit monstre rendu célèbre par Spielberg hier, en qualifiant certaines de ses «chèvres» de Gremlins…

Pour ma part, lorsque je regarde ce film, j’aime bien imaginer ces monstres comme la manifestation d’une hystérie collective ! Tout commence par un petit animal trop mignon pour être vrai… Ton projet serait-il trop beau pour être vrai ?

L’animal est offert en cadeau à un ado avec trois règles impossibles à tenir… Aurais-tu associé à la réalisation de ton projet quelques «impossibles» qui font e ton projet un cadeau empoisonné ?

La rumeur commence à courir un peu partout dans la ville, mais par accident. L’animal est gardé secret, et malheureusement, les recommandations qui vont avec…

Et voilà que tout le monde se fait mal à sa façon : le propriétaire du chasse-neige se fait ramasser par l’engin, la vieille dame qui abuse du monte-escalier se fait éjecter suite à un dysfonctionnement, le prof de sciences naturelles se retrouve avec une seringue plantée dans le corps… et à chaque fois, il y avait un Gremlin dans le coin. le film nous montre clairement le Gremlin à l’image comme principal agresseur, mais qu’en serait-il si le Gremlin n’était qu’une illusion, et que chaque «victime» était, en réalité, maltraitée par ses propres démons, au point de provoquer le problème qui lui fait peur ?

Ce serait intéressant de revoir le film sous ce prisme.

Dès que la chèvre n’est plus un stylo qui fuit, une batterie vide ou une porte qui grince, mais qu’elle s’agite à l’intérieur de notre tête en nous faisant procrastiner, nous émouvoir à outrance, ou nous emmène vers un sentiment de petits sentiments de victoire qui nous éloignent du grand sentiment qui nous attend une fois le projet abouti, cette chèvre devient un Gremlin !

Et un Gremlin dans la caboche, ça rend chèvre !

En langage plus pro, le «gremlin dans la caboche» s’appelle une «résistance au changement». On croit couvent que la résistance au changement est quelque chose qui s’exprime clairement grâce à une phrase assertive du genre :

– Je ne me sens pas encore prêt(e) à faire ceci

Mais souvent, elle se manifeste par :

– Ma voiture est en panne, ça tombe mal !

Lorsque tu creuses la raison pour laquelle la voiture est en panne, tu te rends compte qu’au fond elle n’aurait pas dû l’être, parce que tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il faut pour qu’elle fonctionne. Si elle est en panne, c’est parce que son bon fonctionnement aurait permis un changement auquel tu résistes ! Ce qui signifie, en poussant le bouchon un peu loin (mais on est là pour ça), qu’il est possible que tu aies causé ou prolongé la panne POUR NE PAS permettre au changement de se manifester… Ce qui te permet d’affirmer une vérité plus facile à accepter :

– Ma voiture est en panne, ça tombe mal !

Réfléchis à la question, et essaye de trouver, même en poussant le bouchon un peu loin (tu as payé pour ça*), à quel changement tu résistes. Un changement qui est forcément lié à ton projet… c’est ballot !

A++

Stéphane

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* Si tu n’as pas encore payé c’est que tu résistes à un changement…

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A la poursuite de tes chèvres

Lorsque mon père tentait d’ouvrir une porte et qu’elle ne s’ouvrait pas à cause d’un carton ou d’un quelconque objet qui gênait l’ouverture, il disait :

– Qu’est-ce que cette chèvre vient faire ici ?

Connaissant son histoire préférée, nous savions qu’il nous suggérait de nous débarrasser de cette chèvre. Il ne s’agissait pas toujours de l’abandonner ou de la rendre à son propriétaire. Il suffisait de la déplacer dans un endroit où elle ne pouvait plus nous gêner. De lui trouver une place ou de l’aider à trouver sa place car elle ne la trouvera pas toute seule…

Chaque chèvre à laquelle tu laisses le loisir d’envahir ton intérieur, réduira l’espace dans lequel tu peux t’exprimer. Si on reprenait l’exemple de ce carton qui gène l’accès à une pièce, il peut e priver d’une pièce de ta maison. Le simple fait de le déplacer peut te faire gagner 15 m² ! Tu me diras que l’exemple est exagéré, car s’il ne fait que gêner et qu’il suffit de l’enjamber pour se glisser dans la pièce, on peut le laisser là… Ce serait vraiment mal connaître ton cerveau :

A moins de vouloir relever un défi ou d’éprouver un vif intérêt pour le résultat d’une action, ton inconscient tentera d’ajourner cette action ou de la supprimer.

En d’autres termes, cette pièce qui fait partie de ta maison et qui pourrait te servir d’espace de travail, de loisir ou de détente risque d’être inconsciemment condamnée à cause d’un accès difficile. Ton inconscient va te diriger vers un plan B à chaque fois que tu envisageras d’aller vers cette pièce. Il te conduira vers un autre chemin plus facile à emprunter, mais qui ne sera pas aussi efficace que le chemin auquel tu pensais initialement.

Dans l’une des entreprises où j’ai eu le plaisir d’intervenir, il y avait un problème avec la machine à affranchir : souvent elle froissait l’enveloppe qu’elle affranchissait et parfois, elle la déchirait ! Il fallait donc remettre le courrier dans une nouvelle enveloppe, et refaire l’opération en espérant que l’incident ne se reproduise pas. De plus, comme la première opération (inefficace) faisait avancer un compteur, il fallait l’annuler, ce qui demandait un certains nombre d’actions relativement techniques… Heureusement (ou pas), une fois la machine lancée 2 ou 3 fois d’affilée, elle fonctionnait à merveille.

Un nouveau mode d’emploi a donc été instauré pour «amortir» la pénibilité : si on n’avait qu’une seule lettre à affranchir, on la laissait dans un panier près de la machine. Dès que ce panier contenait plus 5 lettres, on les affranchissait toutes ! Ainsi on n’avait pas de problème à chaque enveloppe affranchie, mais uniquement tous les 5 courriers… C’est malin comme solution, mais ce n’est pas intelligent :

  • Certains employés qui n’avaient pas envie de faire l’opération de masse, laissaient simplement leur courrier dans le panier des départs sans se soucier de savoir si c’était leur tour d’affranchir les 5 courriers. On pouvait donc se retrouver avec une dizaine de courriers non affranchis, et au moment de la relève, il fallait agir dans la précipitation. Dans bien des cas, le courrier du jour partait le lendemain.
  • Pour s’épargner cette corvée, l’un des salariés (un commercial) s’est constitué un stock de timbres pour ses courriers urgents. Il payait ces timbres avec son argent propre, et lorsqu’un collègue est venu se servir dans sa boite de timbres (pensant que c’était l’argent de la société), la situation est devenue conflictuelle.
  • Dans certaines réunions les discussions tournaient autour de nouveaux modes opératoires possibles pour contourner le problème de cette machine

Et pourtant (c’est là que ça devient ridicule) cette machine était sous contrat de maintenance. Il m’a suffi de contacter le support technique et de prendre rendez-vous avec un technicien pour régler définitivement le problème : la machine a été remplacée.

Mais ce n’est pas tout : les évitements ont persisté pendant plusieurs semaines. Les utilisateurs de la machine défaillante avaient tellement pris l’habitude de tourner autour du problème qu’ils ont ancré l’ancien rituel : ils laissaient leur courrier devant la machine au lieu de l’affranchir. Il fallait leur rappeler que le problème n’existait plus pour qu’ils disent «Ah oui… C’est vrai !» en se tapant sur la tête comme des primates.

Tout tourne autour de la chèvre ! Lorsque les habitudes d’évitement s’installent on en arrive à oublier qu’il y a une solution simple au problème. Le contournement du problème devient un sport collectif !

A la poursuite de tes chèvres

Comme tu l’as vu dans l’exemple ci-dessus, une «chèvre» n’est pas forcément quelque chose d’imposant. Ça peut être aussi simple qu’un stylo grippé qui ne veut plus écrire : combien de tentatives de contournement vas-tu utiliser avant de jeter ce stylo et le remplacer par un autre, de préférence d’une qualité supérieure qui ne se laisse pas abîmer par une chute de température ? Combien de fois vas-tu promener la pointe sur la semelle de ta chaussure afin de te prouver à quel point tu maîtrises les bonnes vieilles techniques ? A partir de quel moment vas-tu employer cette technique systématiquement, avant même d’essayer le stylo, tant cette habitude t’aura convaincu qu’il ne fonctionnera pas sans ce dégrippage ? Dès que ce stade sera atteint, il te sera difficile de faire machine arrière, même si on t’achète un stylo tout neuf, tu auras le sentiment qu’il ne fonctionnera pas du premier coup.

Un simple stylo à 30 centimes peut devenir une chèvre !

De la même façon que tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il te faut pour réussir, tu as en toi et autour de toi une multitude de chèvres à rendre à leur propriétaire. Dans le cas d’un stylo qui fuit, le propriétaire est la poubelle ! Comprends bien que le stylo n’est pas une chèvre en soi, c’est uniquement au moment où il fuit qu’il le devient. Tu peux donc t’en acheter un autre.

Alors quelles sont tes chèvres ?

Je te propose d’y réfléchir et d’en lister quelques unes ci-dessous, ce qui donnera des idées et des exemples à tous les participants. Je vais publier moi aussi, un témoignage de chèvre récente. Ce qui prouvera que connaître le problème ne suffit pas pour qu’il se résolve. Il convient de maintenir une «liste de chèvres» et de s’en occuper régulièrement (je m’en occupe une fois par semaine – souvent le vendredi – en sautant une semaine de temps en temps).

Rappelle-toi qu’il s’agit souvent de toutes petites choses comme une écharde de bois au coin du lit qui s’accroche aux draps et qui les déchire.

Combien de draps vas-tu recoudre avant de limer l’écharde ?

Tiens… Ça pourrait être une citation ce truc-là !

A++

Stéphane

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Tu as en toi, et autour de toi, tout ce qu’il faut pour réussir…

Connais-tu l’une de mes citations fétiches ?

Tu as en toi, et autour de toi, tout ce qu’il faut pour réussir…

Plus qu’une citation, c’est un mantra : un véritable médicament pour l’âme ! Je te le prescris volontiers. Tu peux le prendre plusieurs fois par jour, que ce soit lorsque tu y penses ou lorsque tu en ressens le besoin.

C’est une technique NATURELLE. Voici, en guise de preuve, la vidéo du jour :

Téléchargement du document

Merci d’avance pour ta ou tes citations bien à toi…

C’est parti !

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La technique du «lien créatif»

Si tu me connais depuis plus de 3 ans, tu vas te dire que je me répète  ! Que je n’arrêtes pas de ressasser cette fable (qui est l’histoire préférée de mon père). Le vrai truc, c’est que l’occasion de la placer ne manque pas, et je me suis dit que c’était ENCORE le bon jour pour la raconter (pendant que je travaille sur notre Mastermind d’hier). D’autant plus que la moitié de l’auditoire de cette sessions ne la connaît probablement pas.

Alors puisque j’ai lancé un thème hier, et qu’aujourd’hui je te balance cette historie de chèvre, je te propose de faire un lien créatif entre hier et aujourd’hui. En d’autres termes, laisse-moi un commentaire aujourd’hui, qui ne pourrait pas exister sans l’article d’hier.

Ensuite, et seulement après ton lien créatif, tu pourras (si tu le souhaites) me faire un commentaire style Facebook. Par exemple :

– Oh que c’est chouquette !

ou encore :

– Mais c’est Lévanah ! C’est elle qui double Masha et Michka !!!

ou encore :

– Tu fais bien le sage, Stéphane…

ou le merveilleux, l’inaltérable, le fantastique :

  • lol !

Bref, tu as compris : ici,  je m’attends à davantage de profondeur et de Développement Personnel, même si la légèreté peut être AUSSI au rendez-vous.

A++

Stéphane

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J’ai un problème, mais je suis content !

Aujourd’hui, toujours dans le cadre de nos ateliers de cerveau collectif, je vais te proposer d’écrire une phrase (ou plusieurs) sous la forme :

J’ai un problème…, mais je suis content…

Ta fonction est de remplir les pointillés pour que la phrase ait du sens.

Quel sens ? Eh bien c’est ce que nous allons découvrir dans cet atelier.

Le problème ne doit pas forcément être un gros problème, très intime. Tu peux partager un truc qui t’enquiquine juste aujourd’hui, ou juste cette semaine. Par exemple :

  • J’ai un problème de voiture, mais je suis content…

Mais ça peut être un truc plus profond si tu le souhaites. L’important n’est donc pas la taille du problème, mais la phrase que tu vas laisser.

 

Je vais volontairement couper la visibilité des commentaires pour que ta phrase ne soit libre de toute influence extérieure. Donc :

  • Si tu as peur d’être le premier à proposer un commentaire, dis-toi qu’il y en a eu beaucoup d’autres avant le tien (mais tu ne les vois pas).
  • Si tu as envie d’être le premier à proposer un commentaire, fonce ! Tu vois bien que c’est toi le premier !

Bref… laisse un commentaire 😉

 

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