Un animal de choix

L’exercice que j’ai proposé hier, associé au complément que je vais proposer aujourd’hui, est une sorte de «trahison» pour mon métier. C’est un peu comme si un magicien divulguait les secrets de ses tours de magie…

Ccontrairement à ce que la pensée commune voudrait nous faire croire, la magie ne disparaît pas lorsqu’on sait comment elle opère. On prend simplement une posture différente : on peut, par exemple, continuer à aller voir le spectacle pour admirer l’habileté du magicien, même si on sait comment il fait. Et souvent, on s’aperçoit que de nouvelles magies apparaissent…

Ce sont des magies d’un niveau supérieur. Des magies qu’il est impossible de voir tant qu’on reste en surface. En changeant de niveau de conscience, on change de regard, et ce nouveau regard donne accès à de nouveaux mystères. Mystères qui seront probablement expliqués un jour, mais qui laissent, sur l’instant, toute sa place à la magie++. Les physiciens vivent ça tous les jours, en particulier en découvrant les phénomènes quantiques (l’infiniment petit) ou cosmiques (l’infiniment grand)…

En quoi ai-je «trahi» ma profession ? En général cet exercice se fait lors d’animations en présentiel, dont le prix à la journée (payé par chaque participant) est au minimum de 600€. En d’autres termes, à moins de te faire payer 100€ pour te livrer cette technique révélatrice et de m’assurer que tu as assez de motivation en toi pour te déplacer dans une salle de formation, je casse le marché ! Je te livre un outil parmi une multitude d’autres choses, pour un prix global qui est inférieur au celui de l’outil.

Je ne te dis pas ça pour te demander de payer un supplément à ce programme. J’attire simplement ton attention sur le fait que l’exercice que tu as fait hier (et qui a nécessité une relance pour obtenir un score de participation convenable) a une énorme valeur dans le marché de la psychologie cognitive, et qu’il convient d’en prendre conscience avant de le balayer par un «pfff» ou par un «lol» à la Facebook ! Sinon, j’aurais vraiment trahi mes confrères, et je saurais en tenir compte lors de mes prochaines sessions.

De Gam à moi…

Alors voici la révélation que je te propose d’analyser en te relisant (que tu aies fait cet exercice en public ou en solo) :

Lorsque tu as raconté ton animal, ce n’est pas vraiment lui que tu as raconté, c’est toi !

Attention, il ne s’agit pas juste de prendre l’animal, de le remplacer par toi et de relire l’histoire comme si c’était la tienne au mot près. Il s’agit de fouiller plus loin dans le sens profond de ce que tu as écrit, de te rendre compte à quel point cette histoire est tienne, et surtout, de ne laisser personne (en particulier les étudiants en psycho de première année) interpréter ce qui n’appartient qu’à toi.

Si tu n’y arrives pas par toi-même (ou s’il y a des éléments qui te poussent à t’interroger vraiment en profondeur), ça peut être le point de départ d’un coaching personnalisé

Prenons mon histoire :

Mes premières lignes racontent l’histoire d’un être «très gentil, en particulier avec les enfants». Mais c’est tout moi ça ! Je note également qu’il s’intègre facilement dans un groupe comme s’il faisait partie de la famille (ouais, ça me convient). En plus il était sportif (et je raconte des épisodes sportifs avec lui donc là, je parle vraiment de moi puisque je m’incorpore dans son histoire).

J’évoque ensuite un être au grand potentiel ! Mais sa gentillesse (parfois prise pour de la naïveté) laisse entendre à des gens pas très honnêtes qu’ils peuvent profiter de lui…  Mais ça résume parfaitement une bonne partie de ma jeunesse !!!

Heureusement, personne n’a adopté «Gam» pour son côté «chien de garde». C’était un être de bonne compagnie, très serviable avec ses proches et il savait les stimuler et les accompagner dans leurs défis (footing matinal pour moi, escapades en vélo pour mon frère, sauvetage d’un enfant pour ma mère).

«Gam» était également capable de comprendre et de se faire comprendre des autres, même s’ils ne parlaient pas le même langage que lui, en particulier en situation de crise. Et lorsqu’un enfant est en danger, peu importe l’identité ou la force de l’agresseur, il se met du côté de l’enfant, et sa détermination ne laisse aucune place à la défaite. Il est top ce chien !

Je finis par expliquer que «Gam» était éduqué et non dressé. J’ai envie d’ajouter qu’il était éducable et non dressable… La phrase «Mais très vite, elle (ma mère) avait compris qu’elle pouvait le libérer et qu’il allait agir selon l’éducation qui lui a été donnée» me fait sourire… J’ai effectivement quitté le cocon familial à 18 ans, l’âge légal qui me permettait de louer mon studio en toute autonomie. Je ne me suis pas éloigné de ma famille : ce studio était à peine à 3km de notre pavillon. Je suppose que l’inquiétude de mes parents était grande, mais qu’ils avaient une grande Confiance dans ma capacité à faire face à l’inconnu.

Enfin, je crois au genre humain et j’ai une véritable confiance dans l’avenir de l’humanité, même si je sais que ce n’est pas gagné d’avance et que je dois faire ma part pour aider les bienveillants à s’exprimer davantage dans un monde dans lequel ils ont tant de mal à trouver leur place. En ce sens, ce «Gam» que je raconte et qui est en moi, est le meilleur ami de l’homme…

Un animal de choix

Pourquoi cet exercice est-il si révélateur ? Tout simplement parce que lorsque tu racontes ton animal, tu fais un CHOIX. En réalité Gam ne peut être résumé en quelques lignes, et si j’ai choisi de raconter ce versant de l’être qu’il était, c’est parce que ma personnalité m’amène à raconter ça. C’est donc moi que je raconte, et non Gam. Je me sers de lui pour faire valoir ce qui est important pour moi…

En faisant un effort, je peux me souvenirs des «comportements déplacés» de Gam envers Lynda : une amie de ma sœur qui adorait notre chien, et il avait une manière très animale de lui montrer que c’était réciproque. Gam n’était donc pas si bien éduqué que ça, mais j’ai préféré vous le présenter autrement.

Ceci-dit, à bien y réfléchir, je me souviens que Lynda était un véritable fantasme pour moi ! Le timide que j’étais ne s’autorisait qu’une bise furtive et rougissante, mais aurait bien apprécié d’aller plus loin… Alors une fois de plus, si je me souviens de ces épisodes où j’ai dû refreiner les pulsions de mon animal lorsque Lynda franchissait le seuil de ma porte, c’est moi que je raconte : Lynda avait du chien, et contrairement à Gam, je me suis comporté en homme.

Tu connais ton animal mieux que tout être humain

Je t’invite à relire ton histoire, et éventuellement à la commenter ci-dessous comme je viens de le faire à propos de mon «histoire de Gam». Surtout, surtout, surtout… même si tu as fait psycho + 7, n’analyse pas l’histoire des autres à travers ton prisme sans leur consentement ! C’est ton histoire qui est intéressante, et au meilleur des cas, si le récit d’un autre te touche, c’est ce qu’il provoque en toi qui est intéressant à relever. Pas ce que tu imagines sur son conteur.

Je te donne un exemple : Isabelle décrit un chat nommé Doudou qui a de l’embonpoint. Si le «psy de comptoir» qui sommeille en moi voulait interpréter cette histoire, il conclurait au premier degré qu’Isabelle a de l’embonpoint… Or en réalité, ce n’est pas son embonpoint qui me préoccupe, c’est le mien !

Donc laissons Isabelle nous dire ce qu’ELLE a envie de nous dire à propos de ce chat qui porte du lourd et qui est pourtant si agile et gracieux lorsqu’il se sent libre. Ce chat qui ne se laisse manipuler de force par personne mais qui aime qu’on l’invite à profiter de la vie. Ce chat qui sait, juste en jouant à sa façon, consoler la tristesse des enfants…

Pfff ! Voilà que je parle encore de moi !

A++

Stéphane

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Raconte-moi ton animal…

Aujourd’hui, nous allons quitter temporairement le projet défini lundi et l’engouement qu’il a généré pour nous lancer dans un tout autre exercice. Il va te paraître bizarre, et comme pour tout le reste, tu as la possibilité de participer ou pas. Mais si tu participes, c’est mieux !

Je te propose de penser à un animal domestique avec lequel tu vis ou tu as vécu à un moment de ta vie. Puis fais-m’en une description, en racontant éventuellement une anecdote. Je vais commencer d’abord pour te donner un exemple. Mais ce n’est qu’un exemple. Tu peux faire autrement :

Lorsque j’avais 15 ans, nous avons adopté un berger belge appelé Gam. C’était un chien très gentil, en particulier avec les enfants. Dès les premiers jours, il s’est intégré à la famille comme s’il en avait toujours fait partie. Il sympathisait très facilement avec nos amis (nous étions 6 enfants à habiter sous le même toit). C’était un chien sportif ! Lorsque j’allais courir mes 4 km le matin, il aimait me suivre ou me devancer. Il m’attendait devant la porte chaque matin pour cette promenade de santé, et je dois avouer que certains jours, c’est lui qui me stimulait ! Il accompagnait également mon frère lorsqu’il faisait ses escapades en vélo. Cette attitude sportive lui a vite donné l’allure d’un vrai chien de garde : que du muscle ! Mais son air gentil (parfois un peu naïf) ne trompait personne : une fois des cambrioleurs sont venus à la maison, et il semble qu’il ait fait copain-copain avec eux, pendant qu’ils vidaient nos tiroirs et armoires.

Mais s’il y a un épisode que j’ai vraiment envie de raconter à son propos, c’est le jour où un enfant qui passait près de chez nous a été attaqué par un berger allemand. Ce chien dont nous avions souvent peur avait subi un dressage intensif. Il a sauté au bras du garçon qui hurlait de toutes ses forces. Il l’a ensuite saisi à la gorge ! Gam aboyait férocement en faisant des allers et venues le long du grillage. Ma mère lui a ouvert le portail, il s’est précipité vers le chien qui était plus grand que lui et dressé pour attaquer, et qui pourtant a fui sans chercher à se battre. Ensuite, Gam s’est assis près du garçon en attendant les secours…

Lorsque ma mère a raconté cette histoire, elle a avoué que pendant un instant, elle a eu peur que Gam rejoigne l’agresseur pour s’acharner lui aussi sur le pauvre garçon. Or non seulement elle connaissait bien son chien et savait que jamais il ne ferait de mal à qui que ce soit, mais en plus, pendant qu’il aboyait en courant le long du grillage, elle comprenait son langage ! Elle ne saurait vous dire, si c’est Gam qui parlait français ou si c’est elle qui parlait chien… Mais très vite, elle avait compris qu’elle pouvait le libérer et qu’il allait agir selon l’éducation qui lui a été donnée. Un chien éduqué ne peut se rallier à un chien dressé… On dit que le chien est le meilleur ami de l’homme… Je ne sais pas si c’est toujours vrai, mais ce dont je suis sûr, c’est que Gam l’était !

C’est à toi  de raconter maintenant…

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Mon projet et toi… (suite)

Hier soir, en observant le résultat produit par ma proposition, je me suis dit :

– Bon ben pour ton projet, tu n’as plus qu’à aller te rhabiller… 25 commentaires sur 70 attendus… Voilà qui ramène la charge de travail à 3 pages chacun ! De plus, si tu t’en tiens à certaines réactions, il est évident que cette modification de charge de travail risque de provoquer un certain nombre de désistements… Rares sont ceux qui ont exprimé l’idée de prendre en charge la part de quelqu’un d’autre. Pour beaucoup, c’est déjà un vrai défi (qu’il soit de l’ordre du dépassement de soi, d’ordre technique, d’ordre légal…).

Ce matin nous sommes passés à 45 réponses. C’est toujours loin du compte pour réaliser le projet, mais ça correspond au taux de participation habituel de nos ateliers de Mastermind. Je vais donc me contenter de faire mon petit travail de synthèse dans mon petit tableau Excel…

Désolé pour ceux qui on vraiment cru que nous allions produire un livre audio ensemble. Le projet tombe à l’eau ! Je vais continuer à faire mon boulot et arrêter de rêver à un monde meilleur dans lequel les esprit s’éveillent aussi vite que les technologies… Je dois avoir (encore) 20 ans d’avance sur mon temps ! Je ne me sens pas à ma place dans ce monde…

Je voudrais également m’excuser auprès de celles et ceux qui attendaient ce tableau de synthèse ce matin. Cette chimère utopique m’a fait perdre une journée ! Non seulement j’y ai cru, mais les premières réactions (plutôt enthousiastes) ont bouleversé mes priorités. J’ai donc commencé à déployer mes outils de production avant de les ranger au placard en fin d’après-midi lorsque mon rêve s’est écroulé. Vous aurez votre tableau Excel demain, voire après-demain, le temps que je me remette de cette humiliation.

Je vais m’y atteler…

Merci à ceux qui m’ont encouragé, et pardon aussi…  Oui, parce qu’en partageant ma part de rêve, vous vous êtes autorisés à rêver avec moi. Je vous ai fait rêver, et ce matin vous êtes probablement fort déçus… Le leader s’est écroulé ! Si vous avez le courage de monter un tel projet, l’idée est libre. Bon courage !

Pour moi, ce n’est désormais qu’une ex-idée parmi d’autres. Parmi tant d’autres… Il n’y a rien de pire que d’être un visionnaire dans un monde qui stagne…

Hum… Revenons à notre auto-coaching du jour !

En lisant ces quelques lignes, et en essayant de te dire que je suis sérieux (j’ai fait de mon mieux pour victimiser un max) qu’as tu envie de me dire là, maintenant, tout de suite ?

C’est parti !

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Mon projet et toi

J’ai un livre chez-moi, intitulé «Tout est possible» (de Robert H. Schuller). Ce livre fait environ 70 pages, ce qui correspond globalement au nombre de personnes inscrites à «Aller Vers».

Supposons que je te présente le projet suivant :

Enregistre-toi en train de lire une page de ce livre. Une seule page que je choisirai pour toi et dont je t’enverrai une photo. Une fois que tu auras terminé ton enregistrement, envoie-moi le fichier sonore. Je ferai l’assemblage de tous les fichiers pour en faire un livre audio complet, avec la voix de 70 contributeurs.

Tu peux t’enregistrer à n’importe quel moment de la journée. Du moment que j’ai tous les fichiers avant ce soir 22h00, le livre sera en ligne demain matin. Tu seras le premier à en bénéficier, et je vais aussi le proposer en téléchargement gratuit sur un site pour que le grand public puisse bénéficier du fruit de notre travail.

Et voilà le projet !

Qu’as-tu envie de me dire, là, tout de suite, maintenant à son propos ?… Quelle est la première chose qui te vient à l’esprit face à cette proposition ?

L’ensemble de ce qui me sera dit servira de matière pour notre MasterMind du jour :

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