Qui écouter ?

Il y a 2 ans j’ai décidé d’animer, pendant un mois, une émission en ligne intitulée «L’Auto-Coaching de 20h00». Parmi les thèmes que j’ai défendus, il y avait celui-ci, qui m’a valu beaucoup de remerciements et qui me tient particulièrement à cœur :

Qui écouter

A++

Stéphane

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Les dangers de la zone de confort

Il y a quelques semaines, je t’ai proposé de rejoindre un projet simple, dont je te rappelle l’idée principale :

Mettre en ligne un livre audio de 70 pages, grâce à la contribution vocale de 70 lecteurs : chacun recevra une page du livre, et m’enverra son fichier audio après lecture. Nous aurons ainsi un livre de plus d’une heure, même si chacun n’y a consacré que 5 à 10 minutes de son temps.

Comme nous avons pu le constater, beaucoup de personnes étaient partantes. Quelques réticences ont été exprimées (notamment sur la faisabilité technique), mais globalement, le message était : Allez Go Go Go !!!

Ce projet est tout à fait réalisable. Seulement voilà : notre groupe (constitué de 70 personnes) ne suffit pas. Avec un taux d’adhésion de 43% (même si c’est un score incroyablement insolent), je manque de ressources humaines. La question qui se pose est donc la suivante :

– Devrais-je m’acharner à convaincre les 40 personnes qui n’ont pas répondu ou qui ont rejeté la proposition ?

Ma réponse (de coach) est clairement NON ! Je ne dis pas qu’il est impossible de les convaincre. Je pense même qu’il est possible de doubler mon résultat en une dizaine de relances. Cependant mon objectif n’est pas de convaincre tout ce beau monde, mais de produire un livre audio. Même avec un score de 5%, mon projet est réalisable, car entre mes «amis Facebook» et les abonnés de ma newsletter, je dispose d’un fichier de 6.000 personnes. 600 me lisent à réception et 1.500 me lisent dans les 3 jours qui suivent l’envoi du courrier. M’acharner sur un groupe de 70 personnes pour obtenir un score de 100% est juste égocentrique, et terriblement oppressant.

Je décris mon projet pour donner un exemple, mais comme tu le sais c’est à toi que je parle : combien de temps gâches-tu à essayer de convaincre ton premier cercle, alors que ton idée peut impacter une énorme sphère ?

Ton premier cercle est très important car il est expressif, à l’écoute, poli, réactif, créatif, serviable… C’est un excellent public qui peut servir de tremplin à ta motivation. Il répond à ta proposition parce que c’est TOI qui en parles. Tu as forcément du leadership auprès de ceux qui te suivent et qui t’apprécient. Mais même si tu sais que tu auras 20 fois moins d’influence sur des cercles plus éloignés et 100 fois moins d’influence sur des inconnus qui passeront là «en touristes», embrasse l’idée qu’en t’adressant à 1.000 personnes, si tu obtiens 7% d’adhésions tu atteindras ton objectif. Alors qu’en obtenant 80% d’adhésions sur un auditoire de 30 personnes, tu resteras planté devant ton rêve…

Lance-toi hors de ton cercle

Comme je l’ai illustré dans l’interprétation optimiste de mon résultat, les premières personnes qui ont répondu présent à mon projet, donnent des motivations convaincantes. Je pense notamment à l’enthousiasme d’Emilie : sensible au fait que ce livre audio sera accessible aux personnes avec un handicap visuel, c’est le cœur sur la main qu’elle rejoint le projet. Il est évident qu’en mettant cet argument en avant dans l’une de mes relances, j’obtiendrai un bon score de transformation.

Même ce qui s’apparente à un frein peut nourrir ton argumentaire : par exemple, Kham s’interroge sur les dispositions légales liées au copyright du livre que je veux transformer en audio. Kham et bienveillante : elle veut m’éviter des déconvenues juridiques, pensant que je n’y ai pas pensé. Mais un inconnu pourrait me qualifier d’escroc pour les mêmes raisons, en pensant que je suis très bien informé, mais que je ne respecte rien ni personne ! En ajoutant à mon argumentaire que tout ceci se fait avec la bénédiction de l’auteur et de l’éditeur, je rassure tout le monde et je m’épargne des critiques inutiles. Mon premier cercle me donne donc, avec bienveillance, les éléments qui me permettront de rassurer d’autres univers…

Entendons-nous bien : je ne dis pas qu’il ne faut pas t’adresser à ton premier cercle. Je dis même que c’est le premier à informer, mais ne mise pas TOUS tes espoirs sur lui. Il a plusieurs fonctions qui permettent de donner l’élan initial à ton projet (y compris en s’impliquant), mais tu risques de devenir oppressant si ton QUOI devient de le convaincre… On appelle ça une «perte de Focus». Dans notre cas, il s’agit de la perte du QUOI au profit du COMMENT. Cette confusion en première position dans la liste des freins qui peuvent ralentir, voire stopper ton projet.

Rien que la définition de mon objectif montre mon attachement au COMMENT : j’ai choisi un livre de 70 pages ! Pourquoi n’ai-je pas choisi un opuscule de 30 ou 40 pages ? Parce que je comptais sur tout le monde sans exception (nous sommes 70 dans cette session). Et pourquoi n’ai-je pas choisi un livre de 200 pages ? Parce que je ne voulais pas déranger tout le monde : 3 pages chacun, c’est beaucoup !

Bref, tu l’auras compris, te limiter à ta zone de confort réduit considérablement l’étendue de ton projet, et tes attentes risquent de créer un sentiment d’oppression.

Une raison de plus

Je ne te donnerai pas cette raison aujourd’hui, mais juste un indice. Hier j’ai proposé un mastermind avec un mode d’emploi (je préfère éviter le mot «consigne» il donne des boutons à certains ;-)). Le but du jeu était d’écrire un certain nombre de phrases optimistes, issues d’une réflexion préalable. Voici la liste de 26 réactions obtenues (je te donne rendez-vous dans 26 lignes)  :

Sabrina : Comme quoi quand on a la volonté et de l’amour à revendre et malgré notre vécu on peut réussir !
Sandra : Je suis capable de me dépasser !
Thomas : Les problèmes se résolvent et le projet avance.*
Claire : J’ai compris et accepté que je ne suis pas linéaire, J’avance, à mon rythme mais j’avance!
Miliza : En ayant la volonté, j’aurai la force à la hauteur de mes désirs.*
Jean-Louis : Quand on m’enterrera, je serai à égalité avec les plus grands milliardaires morts avant moi !
Jacqueline : J’ai si bien réussi à visualiser mon objectif que je ne peux plus le laisser s’éloigner !
Jacqueline : Il faut dépouiller le vieil homme pour renaître libre !
Fred : Mes ressources sont infinies.*
Valentina : Quand on l’assume, la vulnérabilité n’est plus une faiblesse mais devient une force !
Manuella : J’avance parce que je veux réussir.*
Danièle : Rien ne m’empêchera d’atteindre les étoiles !
Véronique : Je gravis progressivement étape par étape à mes objectifs que je me suis fixés*
José : Le sage a bien dit « Enjoy your problems! » *
Nathalie : L’autonomie des ados, c’est la sérénité pour les parents !*
Lise : Après la pluie vient le beau temps.*
Michel : Le rythme a changer mais les envies sont toujours présentes(la foi est toujours là)*
Caroline : A chaque problème sa solution ; l’idée c’est d’avancer !*
Samanta : J’ai tellement de ressources en moi !
Prosper : Un peu trop, on fait. Beaucoup trop, on s’arrête !*
Chris : je choisis mes contraintes *
Patricia : *
Catarina : Je deviens moi et ça se voit !!*
Jean-Louis A : L’univers répond présent à chacune de nos entreprises !*
Anaïs : Je suis suis sûre que je vais arriver à me dépasser !*
Céline : Je choisis de continuer à croire en moi et petit à petit tout devient possible!*

Tu remarqueras que 15 de ces 26 lignes se terminent par un astérisque. Que signifie ce symbole ? Je t’explique :

Je suis un ex-informaticien qui aime encore programmer. Avant de recueillir les commentaires, j’ai donné mon mode d’emploi à une macro excel. L’algorithme était simple : il suffisait de prendre la phrase exclamative se situant à la fin du commentaire, afin de l’isoler du reste. Superbe outil n’est-ce pas ? Je pourrais l’utiliser dans toutes mes sessions, et si un jour j’ai 300 expressions à analyser, il mettra moins de 15 secondes à m’extraire 300 phrases optimistes ! Youpiiii !

J’ai lancé mon programme, et sur 26 phrases et il a planté 17 fois !

Qu’est-ce qui donne du fil à retordre à ma macro ? En premier lieu, il y a l’oubli du point d’exclamation ! Ce signe est pourtant présent dans tous mes exemples et il est clairement explicité que la dernière phrase doit être exclamative. Bon… Je peux demander à mon programme de prendre la dernière phrase, même si elle ne se termine pas par un point d’exclamation. Dans ce cas, j’aurais obtenu 6 plantages de moins.

Il nous reste 11 phrases qui ne respectent pas le mode d’emploi… Ceci dit, ma propositions finale a bien été respectée : l’imagination et la créativité sont telles, que le programmeur a préféré démissionner ! J’ai donc extrait les phrases optimistes (qui étaient bien présentes dans presque chaque commentaire) en faisant des copier-coller et des corrections manuelles.

Revenons à mon projet de livre audio :

Si j’avais eu un taux de 100% d’adhésions à mon projet (70 participants prêts à lire une page chacun), quelle autre raison vois-tu pour m’encourager à sortir de mon premier cercle ? Je m’adresse à un groupe particulièrement volontaire qui a le cœur sur la main et qui me dit OUI ! Alors pourquoi devrais-je chercher (aussi) ailleurs, des ressources pour faire aboutir mon projet ?

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L’Optimiste !

Le mastermind de la semaine consiste à créer une phrase optimiste de ce type :

  • J’ai du mal à me concentrer sur la lecture, mais je peux me former grâce à des vidéos. Je suis né à la bonne époque !
  • Bien que j’aie eu des parents égoïstes, je suis dévoué pour mes enfants. J’ai réussi à rendre la vie plus juste !
  • Même si mon problème d’oreille interne m’empêche de faire de l’alpinisme, je sais gravir les montagnes de l’esprit. Je suis capable de déplacer des montagnes !
  • Je suis nul en bricolage, mais je sais demander de l’aide. J’ai en moi et autour de moi tout ce qu’il faut pour réussir !
  • Je n’ai jamais réussi à mettre de l’argent de côté, mais je sais que ça dépend uniquement de moi. C’est en me dépassant que je dépasserai mes problèmes, quels qu’ils soient !

Comme tu peux le voir ci-dessus, il y a une façon de formuler Ces deux phrases, en 3 étapes :

  1. Tu expose le problème (prend n’importe quelle idée qui te vient à l’esprit)
  2. Tu exprimes TA façon bien à toi de le résoudre ou de l’avoir déjà résolu
  3. Tu termines par une phrase exclamative (voire lyrique si tu te sens poète) que la première phrase t’invite à construire.

Arrange-toi au mieux pour que cette dernière phrase puisse être dite même hors du contexte. Regarde chaque phrase en gras ci-dessus : même si elle raisonne comme une conclusion, elle peut être dite indépendamment. Elle pourrait être utilisée comme le titre d’un article ou d’une chanson ou alors comme une citation que chacun peut s’approprier. Si tu as du mal à la construire, tu peux prendre une citation célèbre ou une expression populaire de ton choix. Et si tu as vraiment la flemme, prends l’une de celles qui se trouvent ci dessus.

Une dernière petite chose :

Même si cet exercice contient une consigne, tu peux faire preuve d’imagination et de créativité. C’est bien parce que tu es unique et sublime que tu peux rejoindre un tout.

A++

Stéphane

 

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L’Appropriation (2/2)

Je pourrais faire tout un programme sur les techniques d’Appropriation. Ce sont des clefs qui mènent vers l’autonomie et l’épanouissement. Les commentaires sous l’article d’hier en témoignent.

Je retiens, par exemple, une partie de la proposition de José, qui consiste à appliquer la Loi du Septième et non du Vingtième. En effet, si tu n’aspires pas à devenir millionnaire, au lieu de rejeter la «Loi du Vingtième» en la jugeant à travers tes biais, il suffit de simplifier cette loi : Tu veux t’acheter un iPhone dernier-cri à 1.000€ ? Inutile d’attendre un disponible de 20.000€, tu peux envisager cet achat dès que ta richesse atteindra 7.000€.

A moins de trouver une idée géniale, tu ne deviendras pas millionnaire en appliquant la Loi du Septième, mais tu pourras changer la courroie de distribution de ta voiture avant la catastrophe, sans passer par une maison de crédit, et en souriant à ton garagiste au moment de régler la facture. Garagiste que tu retourneras voir pour acheter la belle voiture de tes envies, tous les 7 ans…

Si la discipline de la Loi du Septième te semble encore difficile à acquérir, tu pourras tenter la «Loi du Tiers» ou de la «Loi de la Moitié». Ce qui est sûr, c’est que jamais une personne ne s’endette en respectant une discipline qui consiste à toujours dépenser moins que ce qu’elle possède.

Je rappelle, car les lectures biaisées sont nombreuses dès qu’il s’agit d’argent, que nous ne parlons pas de ce qui est stricte nécessaire. Un téléphone à 100€, juste pour téléphoner, n’entre pas dans la catégorie des produit haut de gamme et n’est pas soumis à la discipline proposée. De pus, côté prise de décision, une bonne hygiène financière (même basée sur la «Loi de la Moitié») te permet de l’acheter sans tergiverser et sans chercher la «bonne affaire» qui te permettra d’économiser 20€. Tu achètes sans procrastiner ce dont tu as Besoin, et tu appliques la Loi appropriée en ce qui concerne tes Envies.

A quelle richesse aspires-tu ?

Toujours en suivant les commentaires laissés par les participants, j’ai eu le plaisir de m’arrêter sur plusieurs propositions de remplacer l’Argent par le Temps. Bien joué ! Ce lien créatif entre notre mastermind de lundi et notre technique du jeudi fait honneur à ce programme !

Et si ta richesse, c’était ton temps ? En particulier le temps qui te permet d’Aller Vers…

Pour Aller Vers tes projets de vie, tu ne peux pas dépenser ton temps en futilités. C’est aussi évident que pour la dépense d’argent : autorise-toi à en garder pour ton «million» !

En l’appliquant au Temps, la «Loi du Vingtième» reste toujours mesurable : tu disposes de 24 heures par jour, donc tu peux dépenser 1h12 en futilités qui ne correspondent à aucune stratégie qui te permet d’Aller Vers. Attention : dormir fait partie des besoins fondamentaux, et même si tu as besoin de 8 heures, cela n’entre pas dans le calcul des «dépenses haut de gamme» (c’est comme un téléphone de base). En revanche, si tu veux t’offrir 4 heures de grâce matinée, on  entre dans la catégorie haut de gamme.

Mais que se passe-t-il pour une personne malade qui a besoin de 12 heures de sommeil ? La réponse est simple : elle en a Besoin donc son Appropriation doit être spécifique à sa situation. Veille à bien adapter tes appropriations à ta situation particulière. Si tu sors d’une dépression, une extension de ton temps de loisirs représente également un Besoin fondamental. Et comme pour l’argent, rappelle-toi que si tu utilises l’essentiel de ton temps en loisirs (et notre société ne manque ni de loisirs, ni de propositions aguichantes pour remplir nos journées d’actions non productives), c’est ton «Aller Vers» qui tu ralentis.

Et que se passe-t-il si j’a

Un secret libérateur

L’article d’hier se termine par un point d’interrogation :

«Il y a toutefois un secret de millionnaire, qui vient supplanter cette première loi. Il est prioritaire, imparable, essentiel ! C’est d’ailleurs le seul principe qui devrait te pousser à utiliser de l’argent que tu n’as pas encore ! Saurais-tu me dire quel est ce secret ?»

Là encore, Bravo ! Celles et ceux qui se sont livrés à cet exercice subsidiaire ont su reconnaître L’INVESTISSEMENT comme un pratique qui vient supplanter, voire ridiculiser la Loi du Vingtième, car s’enrichir ne consiste pas uniquement à limiter les dépenses. Il convient, bien évidemment d’augmenter les entrées d’argent.

Lorsqu’on parle d’investissement, beaucoup de gens pensent au coup de pouce que l’on peut donner à des secteurs comme l’immobilier ou les start-up. Mais très peu de gens pensent à investir en soi. Car si la phrase «Tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il faut pour réussir…» est un beau mantra, elle implique obligatoirement une pratique alignée sur ce principe : enrichir ce qu’il y a en toi et autour de toi, et ce, à mesure que tu progresses vers le million. En ce qui concerne cet investissement-là, il n’y a pas de limite ! J’irais même plus loin en précisant que les économies réalisées sur les produits haut de gamme servent justement à financer l’investissement en Soi.

Si tu as l’intention de te lancer dans la vidéo, un ordinateur, un bon logiciel de montage ainsi qu’une formation adaptée représentent un excellent investissement, qui n’entre pas dans la Loi du Vingtième. Une bonne formation, ainsi que quelques coachings sur la prise de parole face à la caméra pourrait également s’avérer nécessaire, et il ne s’agit surtout pas de lésiner sur les moyens. Tu peux même t’autoriser à contracter un crédit si tu n’en as pas les moyens de t’offrir ce type d’nvestissement. En revanche, acheter cet ordinateur pour battre ton record de «Candy Crush» est une dépense qui entre dans le cadre de la Loi du Vingtième. C’est le même objet, mais ce n’est pas le même compte. Investir n’est pas dépenser…

Nouvelle appropriation

C’est à toi de terminer cet article en t’appropriant le secret libérateur de l’investissement. Comment pourrais-tu t’approprier ce deuxième secret autour du Temps, ou de toute autre richesse qui est la tienne ? Et que donnerait un joli melting pot de tout ça ?

Bonne appropriation,

Stéphane

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L’appropriation (1/2)

Il y a environ deux ans, j’ai publié cet article dans ma newsletter et sur Facebook. Je l’ai modifié aujourd’hui en y mettant du «TU». Cet article est intéressant tel quel ,et je t’invite à le commenter ou à poser des questions si tu le souhaites. Mais au delà de la lecture au premier degré, je voudrais que tu fasses un petit exercice d’appropriation après lecture :

——— Début de l’article ———

Un secret de millionnaire

Veux-tu connaître l’un des grands secrets des millionnaires ? Le voici : ils ne s’achètent aucun produit haut de gamme à moins de disposer d’une somme 20 fois supérieure ! Par exemple, ils ne s’achèteront pas un iPhone à 800€, à moins d’avoir 16.000€ disponibles.

On appelle ça la loi du vingtième

La plupart des gens qui entendent ce principe me disent :

Oui mais dans le monde dans lequel nous vivons, il faut avoir un téléphone portable pour travailler ! Donc avec ce taux de 1 pour 20, même si je trouve un téléphone à 150€, il faudrait que j’aie 3.000€ disponibles pour me l’acheter ! Je fais quoi si mon téléphone tombe en panne ? J’arrête de travailler ???

Ma réponse est simple :

– Apprends à lire les lois et les principes sans les modifier et les arranger à ta sauce…

Un téléphone portable à 150€ n’est pas un produit haut de gamme ! Il ne rentre donc pas dans le principe édicté ci-dessus. Si c’est le prix minimum d’un téléphone portable, alors achète-le sans réfléchir, parce que tu en as BESOIN pour travailler. Mais si tu as ENVIE d’un téléphone à 800€ qui sort du cadre du besoin, assure-toi d’avoir 12.000€ disponibles.

– Triste vie, me répondent certains, avoir autant d’argent et ne pas en profiter…

Comment ça «avoir autant d’argent» ? Si tu parles d’une personne qui dispose d’un million disponible, elle peut s’offrir ce dont elle a envie à hauteur de 50.000€ ! Il y a de sacrés belles voitures à ce prix-là. Pour peu qu’ils la négocient à 49.200€, ils pourront même l’équiper d’un iPhone…

Si tu lis la biographie de ceux qui sont «partis de rien», ils ont tous roulé dans une voiture pourrave pendant des années ! Ce n’était pas la voiture de leurs ENVIES, c’était la voiture de leur BESOIN. Ils étaient déjà millionnaires avant d’avoir leur million, parce qu’avec une telle discipline, le million était leur destin. Un destin qu’ils avaient eux-même programmé.

Il y a toutefois un secret de millionnaire, qui vient supplanter cette première loi. Il est prioritaire, imparable, essentiel ! C’est d’ailleurs le seul principe qui devrait te pousser à utiliser de l’argent que tu n’as pas encore ! Saurais-tu me dire quel est ce secret ?

——— Fin de l’article ———

Allons plus loin grâce à l’Appropriation

Devenir millionnaire n’est pas un objectif pour tous, et face à la discipline exposée ci-dessus, ce n’est pas toujours inspirant. Il est donc possible que cet article, malgré tous les changements qu’il peut provoquer en toi, provoque un déni avec des commentaires du type :
  • Je ne veux pas devenir millionnaire ! Si je pouvais juste payer mes factures, ce serait déjà une grande avancée
  • Je ne sais pas quel est le deuxième secret, mais s’il est au niveau du premier, tu peux le garder
  • Eh beh, je viens de comprendre pourquoi les millionnaire sont si radins !
  • etc.

L’une des grosses difficultés lorsqu’on est pris dans le «tumulte de la vie» est de passer à côté d’une belle proposition sans se rendre compte à quel point elle est lumineuse ! La raison est simple : on la prend au premier degré et on passe son chemin… Alors que la question à se poser est :

– Qu’est-ce que je peux faire de ça ?

Je te propose un exercice d’Appropriation. En quoi ça consiste ? Ne laisse pas cet article te filer entre les doigts… Remplace «le million» par une autre ambition personnelle (une autre richesse potentielle), et vois ce que tu pourrais instaurer comme hygiène de vie pour adapter «la loi du vingtième» à tes objectifs.

Enfin, comme il y a une question posée à la fin, tu pourrais avancer une réponse appropriée à ton appropriation 😉

A++
 
Stéphane

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Comment gagner 36 heures par jour…

Le titre de cette vidéo peut te paraître accrocheur et mensonger. Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : certaines personnes semblent avoir plus de temps que les autres. Si elles y parviennent, c’est parce qu’elles s’autorisent à pratiquer des techniques… Parfois ces techniques sont appliquées de façon inconsciente (automatique), ce qui leur donne un véritable avantage dans la vie. Mais puisque tu n’es pas «né comme ça», il va falloir sortir de ta zone de confort. Alors voyons l’une de ces techniques. Celle qui se trouve à la genèse de toutes les autres :

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Il y a du SENS là-dessous…

Le module que je voulais concocter aujourd’hui est tout simplement infaisable !

Pourquoi ???

Depuis le début de ce programme, je propose un Mastermind chaque lundi. Je donne une consigne pour que chaque contribution ne prenne qu’une seule minute (allez 3 minutes si tu veux y réfléchir en profondeur) et c’est l’ENSEMBLE de ces petits efforts qui permet d’obtenir un super document (entre 50 et 70 lignes à chaque fois) dans lequel je me livre à une analyse façon coaching…

La consigne que je donne est primordiale pour que ça fonctionne. Rappelle-toi du premier Mastermind ; je te proposais d’écrire une phrase sous la forme

» Avant de réaliser mon projet, j’ai besoin de…

ou

» Avant de réaliser mon projet, j’ai envie de…

J’ai été super bien servi !

Idem lorsque j’ai proposé d’écrire une phrase sous la forme «J’ai un problème … mais je suis content …» en remplissant les pointillés pour que ta phrase ait du sens. La consigne a été globalement respectée et j’ai pu faire mon travail d’analyse.

Incident de parcours

Hier, j’ai demandé d’écrire une phrase sous la forme :

Je vais [faire quelque chose] en [temps estimé] et je vais gagner [x] minutes par jour

J’ai pris soin de donner quelques exemples et des précisions, notamment sur le fait que l’action devait être UNIQUE (pas une nouvelle habitude ou un rituel) et qu’elle allait te permettre de gagner entre 3 et 10 minutes par jour pendant une longue période, voire à vie…

Vas jeter un coup d’oeil sur ce qui m’a été servi… Certes, ce flot de phrases est très intéressant, mais pourquoi si peu de gens ont respecté la consigne ?

Face à la quantité de réponses inexploitables, ma proactivité me fait dire que je n’ai pas été assez clair dans mon message. Mais où ??? Qu’est-ce qui fait que la majorité des participants est partie en biais ?…

Si ce recadrage t’a permis de mieux comprendre l’énoncé, je te propose de retourner sous l’article d’hier pour poster une phrase sous la forme :

Je vais [faire quelque chose] en [temps estimé] et je vais gagner [x] minutes par jour

Auto-Coaching du jour

Si nous n’étions pas dans une coaching mais dans une formation, la moyenne de la «classe» serait de 2/20 (et encore, je suis un prof généreux). Si nous étions dans une formation et non dans un coaching, je continuerais mon chemin en rappelant à ceux qui n’ont pas appris leur leçon que l’examen final approche, et qu’ils ont intérêt à se mettre au travail s’ils veulent réussir…

Dans une formation, le «hors-sujet» est sanctionné, mais dans un coaching, on peut s’autoriser à le mettre en valeur.

Cet incident a forcément du SENS, et si tu en vois un, je t’invite à le partager ci-dessous.

A++

Stéphane

 

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De 3 à 10 minutes par jour…

La semaine dernière nous avons travaillé autour de nos Chèvres et de nos Gremlins.

Pour rappel :

  • La métaphore de la Chèvre désigne quelque chose de «matériel» qui entrave notre chemin et que l’on peut déplacer, remplacer, jeter, réparer, rendre, donner, etc.
  • La métaphore du Gremlin désigne une chèvre «impalpable», car elle se situe au niveau psychologique ou spirituel. Bien plus sournois que la chèvre, il nécessite un long travail sur soi pour être remis à sa place.

 

Les chèvres d’abord…

Non, je ne te propose pas une parodie de la chanson de Georges Brassens (mais je pourrais). Je te propose de t’occuper de tes chèvres d’abord, parce que c’est ce qu’il y a de plus facile ! Et tu sais quoi ? On va commencer par les chèvres évidentes qui te font perdre peu de temps CHAQUE JOUR.

J’insiste sur la perte de temps régulière (chaque jour, voire plusieurs fois par jour), dont la solution te paraît évidente (même si elle demande du temps).

Par exemple :

  • Supposons qu’à chaque fois que tu as besoin d’un stylo tu n’en trouves pas à proximité… Pas de panique ! Il y a forcément un stylo qui traîne quelque part… Mais où ?… 3 à 10 minutes de recherche acharnée !!! La solution est de t’acheter 3 stylos (ou même une boite de 20 si tu as un vrai problème !) : tu auras ton stylo sur ton bureau, mais s’il disparaît, tu iras immédiatement en chercher un autre dans ta réserve. L’idée est de ne plus jamais chercher ton stylo pendant 3 à 10 minutes, mais d’en trouver un en moins de 30 secondes. Donc, jamais plus tu ne pourras dire que tu n’as pas envoyé cette lettre parce que tu n’avais pas de stylo à dispo pour écrire l’adresse, et qu’au lieu de «chercher pendant 3 heures», t’as décidé de faire autre chose, puis tu as oublié la lettre…
  • Supposons que tu aies une porte qui s’ouvre difficilement parce qu’elle a gondolé. Tu passes donc par une autre porte, mais c’est souvent pénible parce que tu dois faire le tour. Prends rendez-vous avec cette porte, rabote-la, et qu’on n’en parle plus !
  • La lampe qui mène vers ton sous-sol est grillée. Tu as tenté de la remplacer vite fait, mais comme elle a surchauffé, elle est collée à la douille, ce qui nécessite au moins une heure entre l’achat d’une nouvelle douille et le bricolage… Du coup, depuis plusieurs semaines tu descends à tâtons dans l’obscurité… Et à chaque fois que tu arrives en bas, un sentiment de victoire t’envahit parce que ce n’était pas évident, mais tu as réussi ! Bravo ! Honnêtement, le vrai challenge est de changer la douille !
  • Ton ordinateur met 10 minutes à s’allumer… Tu sais à quoi c’est dû, mais ça va te demander 2 heures de désinstallations et de paramétrages. Du coup, soit tu le laisses allumé même la nuit, soit après l’avoir éteint, si tu as besoin d’une information qui se trouve dedans mais que tu n’as pas 10 minutes devant toi, tu trouves une solution périlleuse pour faire sans… Prends rendez-vous avec ton ordinateur pendant 2 heures !

Je te propose de me citer ci-dessous, un problème équivalent à ceux que j’ai listés. C’est à dire quelque chose qui te fait perdre 3 à 10 minutes par jour (parfois plusieurs fois par jour) et que tu pourrais réparer en UNE action. L’idée n’est pas de changer d’habitude et d’instaurer un nouveau rituel ou un comportement (nous y reviendrons plus tard), mais de prendre un rendez-vous unique avec ce problème récurrent (qui ne se réglera pas tout seul) et de le résoudre définitivement grâce à UNE opération coup de poing.

Important : j’ai exposé les problèmes avec précision, mais je l’ai fait pour des raisons pédagogiques. Pour notre mastermind du jour, inutile de faire aussi long. Je te propose juste d’écrire une phrase sous la forme :

Je vais [faire quelque chose] en [temps estimé] et je vais gagner [x] minutes par jour

Par exemple :

  • Je vais acheter une boite de stylos en 30 minutes et je vais gagner 3 minutes par jour
  • Je vais raboter la porte en 2 heures et de vais gagner 5 minutes par jour
  • Je vais réparer la lampe de l’escalier en 1 heure et je vais gagner 3 minutes par jour
  • Je vais reconfigurer mon ordinateur en 2 heures et je vais gagner 10 minutes par jour

C’est à toi. Juste une phrase. Allez 3 phrases si tu es très inspiré !

Et Si tu n’as pas d’idée tout de suite, rassure-toi, ça viendra dans le courant de la journée…

A++

Stéphane

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Un Gremlin dans la caboche !

En décembre 2015 j’ai publié un article intitulé «Avez-vous un Gremlin dans la caboche ?», et je suis content, car Frédéric a évoqué le petit monstre rendu célèbre par Spielberg hier, en qualifiant certaines de ses «chèvres» de Gremlins…

Pour ma part, lorsque je regarde ce film, j’aime bien imaginer ces monstres comme la manifestation d’une hystérie collective ! Tout commence par un petit animal trop mignon pour être vrai… Ton projet serait-il trop beau pour être vrai ?

L’animal est offert en cadeau à un ado avec trois règles impossibles à tenir… Aurais-tu associé à la réalisation de ton projet quelques «impossibles» qui font e ton projet un cadeau empoisonné ?

La rumeur commence à courir un peu partout dans la ville, mais par accident. L’animal est gardé secret, et malheureusement, les recommandations qui vont avec…

Et voilà que tout le monde se fait mal à sa façon : le propriétaire du chasse-neige se fait ramasser par l’engin, la vieille dame qui abuse du monte-escalier se fait éjecter suite à un dysfonctionnement, le prof de sciences naturelles se retrouve avec une seringue plantée dans le corps… et à chaque fois, il y avait un Gremlin dans le coin. le film nous montre clairement le Gremlin à l’image comme principal agresseur, mais qu’en serait-il si le Gremlin n’était qu’une illusion, et que chaque «victime» était, en réalité, maltraitée par ses propres démons, au point de provoquer le problème qui lui fait peur ?

Ce serait intéressant de revoir le film sous ce prisme.

Dès que la chèvre n’est plus un stylo qui fuit, une batterie vide ou une porte qui grince, mais qu’elle s’agite à l’intérieur de notre tête en nous faisant procrastiner, nous émouvoir à outrance, ou nous emmène vers un sentiment de petits sentiments de victoire qui nous éloignent du grand sentiment qui nous attend une fois le projet abouti, cette chèvre devient un Gremlin !

Et un Gremlin dans la caboche, ça rend chèvre !

En langage plus pro, le «gremlin dans la caboche» s’appelle une «résistance au changement». On croit couvent que la résistance au changement est quelque chose qui s’exprime clairement grâce à une phrase assertive du genre :

– Je ne me sens pas encore prêt(e) à faire ceci

Mais souvent, elle se manifeste par :

– Ma voiture est en panne, ça tombe mal !

Lorsque tu creuses la raison pour laquelle la voiture est en panne, tu te rends compte qu’au fond elle n’aurait pas dû l’être, parce que tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il faut pour qu’elle fonctionne. Si elle est en panne, c’est parce que son bon fonctionnement aurait permis un changement auquel tu résistes ! Ce qui signifie, en poussant le bouchon un peu loin (mais on est là pour ça), qu’il est possible que tu aies causé ou prolongé la panne POUR NE PAS permettre au changement de se manifester… Ce qui te permet d’affirmer une vérité plus facile à accepter :

– Ma voiture est en panne, ça tombe mal !

Réfléchis à la question, et essaye de trouver, même en poussant le bouchon un peu loin (tu as payé pour ça*), à quel changement tu résistes. Un changement qui est forcément lié à ton projet… c’est ballot !

A++

Stéphane

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* Si tu n’as pas encore payé c’est que tu résistes à un changement…

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A la poursuite de tes chèvres

Lorsque mon père tentait d’ouvrir une porte et qu’elle ne s’ouvrait pas à cause d’un carton ou d’un quelconque objet qui gênait l’ouverture, il disait :

– Qu’est-ce que cette chèvre vient faire ici ?

Connaissant son histoire préférée, nous savions qu’il nous suggérait de nous débarrasser de cette chèvre. Il ne s’agissait pas toujours de l’abandonner ou de la rendre à son propriétaire. Il suffisait de la déplacer dans un endroit où elle ne pouvait plus nous gêner. De lui trouver une place ou de l’aider à trouver sa place car elle ne la trouvera pas toute seule…

Chaque chèvre à laquelle tu laisses le loisir d’envahir ton intérieur, réduira l’espace dans lequel tu peux t’exprimer. Si on reprenait l’exemple de ce carton qui gène l’accès à une pièce, il peut e priver d’une pièce de ta maison. Le simple fait de le déplacer peut te faire gagner 15 m² ! Tu me diras que l’exemple est exagéré, car s’il ne fait que gêner et qu’il suffit de l’enjamber pour se glisser dans la pièce, on peut le laisser là… Ce serait vraiment mal connaître ton cerveau :

A moins de vouloir relever un défi ou d’éprouver un vif intérêt pour le résultat d’une action, ton inconscient tentera d’ajourner cette action ou de la supprimer.

En d’autres termes, cette pièce qui fait partie de ta maison et qui pourrait te servir d’espace de travail, de loisir ou de détente risque d’être inconsciemment condamnée à cause d’un accès difficile. Ton inconscient va te diriger vers un plan B à chaque fois que tu envisageras d’aller vers cette pièce. Il te conduira vers un autre chemin plus facile à emprunter, mais qui ne sera pas aussi efficace que le chemin auquel tu pensais initialement.

Dans l’une des entreprises où j’ai eu le plaisir d’intervenir, il y avait un problème avec la machine à affranchir : souvent elle froissait l’enveloppe qu’elle affranchissait et parfois, elle la déchirait ! Il fallait donc remettre le courrier dans une nouvelle enveloppe, et refaire l’opération en espérant que l’incident ne se reproduise pas. De plus, comme la première opération (inefficace) faisait avancer un compteur, il fallait l’annuler, ce qui demandait un certains nombre d’actions relativement techniques… Heureusement (ou pas), une fois la machine lancée 2 ou 3 fois d’affilée, elle fonctionnait à merveille.

Un nouveau mode d’emploi a donc été instauré pour «amortir» la pénibilité : si on n’avait qu’une seule lettre à affranchir, on la laissait dans un panier près de la machine. Dès que ce panier contenait plus 5 lettres, on les affranchissait toutes ! Ainsi on n’avait pas de problème à chaque enveloppe affranchie, mais uniquement tous les 5 courriers… C’est malin comme solution, mais ce n’est pas intelligent :

  • Certains employés qui n’avaient pas envie de faire l’opération de masse, laissaient simplement leur courrier dans le panier des départs sans se soucier de savoir si c’était leur tour d’affranchir les 5 courriers. On pouvait donc se retrouver avec une dizaine de courriers non affranchis, et au moment de la relève, il fallait agir dans la précipitation. Dans bien des cas, le courrier du jour partait le lendemain.
  • Pour s’épargner cette corvée, l’un des salariés (un commercial) s’est constitué un stock de timbres pour ses courriers urgents. Il payait ces timbres avec son argent propre, et lorsqu’un collègue est venu se servir dans sa boite de timbres (pensant que c’était l’argent de la société), la situation est devenue conflictuelle.
  • Dans certaines réunions les discussions tournaient autour de nouveaux modes opératoires possibles pour contourner le problème de cette machine

Et pourtant (c’est là que ça devient ridicule) cette machine était sous contrat de maintenance. Il m’a suffi de contacter le support technique et de prendre rendez-vous avec un technicien pour régler définitivement le problème : la machine a été remplacée.

Mais ce n’est pas tout : les évitements ont persisté pendant plusieurs semaines. Les utilisateurs de la machine défaillante avaient tellement pris l’habitude de tourner autour du problème qu’ils ont ancré l’ancien rituel : ils laissaient leur courrier devant la machine au lieu de l’affranchir. Il fallait leur rappeler que le problème n’existait plus pour qu’ils disent «Ah oui… C’est vrai !» en se tapant sur la tête comme des primates.

Tout tourne autour de la chèvre ! Lorsque les habitudes d’évitement s’installent on en arrive à oublier qu’il y a une solution simple au problème. Le contournement du problème devient un sport collectif !

A la poursuite de tes chèvres

Comme tu l’as vu dans l’exemple ci-dessus, une «chèvre» n’est pas forcément quelque chose d’imposant. Ça peut être aussi simple qu’un stylo grippé qui ne veut plus écrire : combien de tentatives de contournement vas-tu utiliser avant de jeter ce stylo et le remplacer par un autre, de préférence d’une qualité supérieure qui ne se laisse pas abîmer par une chute de température ? Combien de fois vas-tu promener la pointe sur la semelle de ta chaussure afin de te prouver à quel point tu maîtrises les bonnes vieilles techniques ? A partir de quel moment vas-tu employer cette technique systématiquement, avant même d’essayer le stylo, tant cette habitude t’aura convaincu qu’il ne fonctionnera pas sans ce dégrippage ? Dès que ce stade sera atteint, il te sera difficile de faire machine arrière, même si on t’achète un stylo tout neuf, tu auras le sentiment qu’il ne fonctionnera pas du premier coup.

Un simple stylo à 30 centimes peut devenir une chèvre !

De la même façon que tu as en toi et autour de toi tout ce qu’il te faut pour réussir, tu as en toi et autour de toi une multitude de chèvres à rendre à leur propriétaire. Dans le cas d’un stylo qui fuit, le propriétaire est la poubelle ! Comprends bien que le stylo n’est pas une chèvre en soi, c’est uniquement au moment où il fuit qu’il le devient. Tu peux donc t’en acheter un autre.

Alors quelles sont tes chèvres ?

Je te propose d’y réfléchir et d’en lister quelques unes ci-dessous, ce qui donnera des idées et des exemples à tous les participants. Je vais publier moi aussi, un témoignage de chèvre récente. Ce qui prouvera que connaître le problème ne suffit pas pour qu’il se résolve. Il convient de maintenir une «liste de chèvres» et de s’en occuper régulièrement (je m’en occupe une fois par semaine – souvent le vendredi – en sautant une semaine de temps en temps).

Rappelle-toi qu’il s’agit souvent de toutes petites choses comme une écharde de bois au coin du lit qui s’accroche aux draps et qui les déchire.

Combien de draps vas-tu recoudre avant de limer l’écharde ?

Tiens… Ça pourrait être une citation ce truc-là !

A++

Stéphane

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