Une nouvelle habitude

Pour commencer, je vais te proposer d’ajouter une nouvelle habitude à ta vie :

Ne te lance pas tout de suite dans les grandes manœuvres, nous aurons le temps de rendre les choses de plus en plus puissantes. Ce que je te propose de faire est donc très simple, et obéit à 2 règles :

  1. Tu sais que cette nouvelle pratique te sera utile pour Aller Vers ton projet
  2. Tu as le courage de t’engager dans cette nouvelle pratique.

Voici 5 exemples :

  1. Je m’engage à me connecter à mon compte en banque chaque matin. Ce sera fait avant d’entamer une quelconque activité sur mon ordinateur. Que j’aime ou que je n’aime pas ce genre de pratique n’est pas la question. Ce qui importe aujourd’hui c’est de tenir cet engagement, car je sais qu’il me sera utile lorsque j’irai vers mon projet.
  2. Tous les jours à 10h30, je m’engage à noter mes activités matinales sur un petit journal de bord. Ce sera très rapide (entre une et deux minutes), juste histoire de m’assurer que ce que j’ai fait au moins une chose utile pour mon projet. Si ce n’est pas le cas, je m’y attellerai immédiatement.  Je vais faire sonner mon smartphone, en attendant que cette pratique devienne un automatisme.
  3. Tous les soirs à 20h00, je m’engage à regarder une vidéo TED ou TEDx au lieu de regarder les informations. Ces 20 minutes quotidiennes me permettront à la fois de cultiver de belles attitudes, et de remplacer mon habitude de regarder les infos. Je me renseignerai sur les actualités pertinentes directement en ligne, en 10 minutes, en m’assurant qu’elles sont utiles pour moi et qu’elles n’affectent pas mon moral.
  4. Chaque soir, après le dîner, je m’engage à lire au moins une page du livre «L’effet cumulé». J’ai acheté ce livre il y a plusieurs mois et je ne l’ai jamais ouvert. A ce rythme je le terminerai avant la rentrée, et je m’achèterai un nouveau livre pour poursuivre mes découvertes dans le domaine du Développement Personnel.
  5. Le matin, avant de commencer à travailler, je vais m’accorder 10 minutes de silence et d’introspection. Je m’engage à le faire même si j’ai un travail urgent, car je sais que ces 10 minutes seront largement rattrapées grâce à ce moment volontaire de sérénité.

Ces 5 exemples ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Ils sont livrées pour t’inspirer. Si tu as envie de t’engager dans l’une de ces pratiques, libre à toi, mais le sens profond de cet article n’est pas de te dicter à la lettre ce que tu devrais faire, mais de t’inviter à développer ta capacité à initier un changement (même très facile à mettre en oeuvre). Choisis quelque chose que tu peux respecter chaque jour ET qui te permet d’Aller Vers l’un de tes projets de vie, qu’il concerne TA Santé, TON Travail, TES Apprentissages, TA gestion financière, TA gestion du temps, TON Relationnel, etc.

L’idéal serait que tu partages ton inspiration dans les commentaires ci-dessous, afin que ça fasse boule de neige et que ça inspire tous les autres participants de ce programme.

A++

Stéphane SOLOMON

 

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Du renfort pour ton confort

Lorsque tu sors de ta Zone de Confort, ce n’est jamais définitif. Tu le fais pendant une période de Dépassement de Soi, puis tu reviens dans ton confort pour profiter de ce que tu as acquis. En effet, cette sortie t’a permis de te développer, d’enrichir ta vie… Tu vas donc vivre plus confortablement dans une Zone de Confort plus étendue. Et à tout moment, tu pourras t’offrir un nouvel Effort pour ajouter du Renfort à ton Confort…

La vidéo du jour, qui est aussi un bilan de notre Mastermind de lundi, te permettra de mieux comprendre ce principe, et de l’appliquer à chaque fois que tu te diras «Ah si j’étais…» ou «Ah si j’avais…» :

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Protégé : Tous les webinaires

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Comment rattraper ton retard

Dans mon article précédent, j’ai avancé une raison pour laquelle j’ai eu si peu de participations lundi lors du lancement du MasterMind de la semaine : la peur du jugement, ou plutôt le fait que tu considères que lorsque je commente ton erreur, tu le prennes pour un jugement. Donc tu préfères ne pas participer plutôt que de subir ça… C’est une raison possible et j’ai pu constater que le fait d’en parler a triplé le nombre de participations.

Il y a une autre raison pour laquelle tu pourrais te limiter ou t’interdire une participation :

Vouloir rattraper ton retard…

Il y a de nombreuses raisons qui poussent à la procrastination. L’une des plus redoutables consiste à «vouloir tourner la page d’abord…» ou «redémarrer sur des bases saines» ou encore à «terminer ce qu’on a commencé avant de se lancer dans quelque chose de nouveau», etc. Il y a tant de choses à faire AVANT… Alors par quoi commencer ?

En restant coincé dans cette pensée, le retard s’accumule et la boucle est bouclée : c’est l’éternelle procrastination. Une procrastination de sa vie.

Dans bien des cas, rien ne nous oblige à faire les choses dans l’ordre. C’est notre éducation (scolaire) qui a tendance à nous ramener vers cette modalité, mais dans la vie de tous les jours, c’est souvent pénalisant. Tâchons d’en sortir :

Supposons que tu aies pris du retard dans le classement de tes documents administratifs. Ils sont dans un carton, voire éparpillés un peu partout… Que vas-tu faire naturellement lorsqu’un nouveau document va arriver ? Si tu es comme la plupart des gens, tu vas traiter ce document et le classer avec les autres. Ce qui signifie que «naturellement», ce document fera également partie de ton éparpillement.

Normal ! Me diras-tu : je ne vais pas classer mes documents printaniers, alors que tout le reste est disséminé dans le bureau. Il faut d’abord que je range tout ça.

C’est là qu’est ton erreur… Ce n’est pas une erreur dans l’absolu, car se créer un système de classement intelligent en utilisant les documents déjà en mains est la méthode la plus efficace. Si tu t’en sens capable, tu peux réserver une journée (voire plusieurs) au classement de tes anciens documents. Mais cette «meilleure solution» est semble-t-il pénalisante pour toi. Si ce n’est pas ce qui t’as réussi jusqu’à présent, peut-être qu’une autre stratégie, moins efficace mais plus adaptée à ta personnalité te conviendra.

 

Je te propose, à partir d’aujourd’hui, de considérer tout document qui entrera dans ton bureau comme un objet auquel tu dois trouver une place. Tu viens de recevoir ton courrier matinal ? Parfait ! Traite-le, et classe-le en créant ton système de classement en temps réel. Chaque jour, tu classeras tes courriers entrants à leur place, en améliorant ton système de façon incrémentale : à chaque courrier d’un nouveau type, tu trouveras des idées pour mieux classer.

Ces idées ne viennent pas de nulle part : on te les as apprises mais tu ne les as pas appliquées. C’est ce qui explique l’état de tes documents du passé. Mais lorsque tu entres dans un processus créatif et progressif, c’est très différent : ça vient de toi ! Ce classement progressif est un défi, un jeu, une contrainte intérieure… Tout nouveau document doit avoir sa place : c’est une règle !

Et le passé ? C’est du passé ! Laisse-le traîner ou mets tout dans un carton pour faire de la place…

La contrainte extérieure au service de ta contrainte intérieure

Il est possible qu’à un moment tu aies besoin de tes 3 derniers relevés de banque. Tu as bien classé celui qui est arrivé une semaine plus tôt, mais les deux autres sont «ailleurs» et tu dois aller les chercher dans ton carton-fouillis. Tu peux en profiter pour classer tous les relevés de banque (facilement repérables au premier coup d’œil). Tu as BESOIN de 2 documents (contrainte extérieure), mais tu vas en profiter pour ranger les 12 (décision intérieure). Fais-en un peu plus que ce que l’extérieur t’invite à faire. C’est une façon de transformer une contrainte extérieure en une contrainte intérieure (autrement appelée : enthousiasme).

Ce que je dis-là perturbe certainement les personnes qui estiment que le classement préalable et parfait est un incontournable. Ils vont me sortir de leur manche des dizaines de livres et de méthodes (très intéressantes au demeurant). Mais acceptes-tu l’idée que ce qui te parait évident est compliqué pour d’autres ? Que ce qui te paraît incontournable est une option pour d’autres ? Que ce qui te paraît motivant est tellement «coûteux» pour d’autres, à tel point que ça devient impossible ?!

Je peux te montrer des dizaines «d’impossibles» que d’autres exécutent sans problème. Alors tu peux considérer que mon exemple concernant le classement documentaire est une métaphore, et accorde-toi une appropriation de la suggestion :

  • Qu’est-ce qui t’empêche d’avancer parce qu’IL FAUT (selon toi) mettre de l’ordre dans le passé AVANT d’envisager l’avenir ? Observe les choses que tu procrastines et tu verras qu’il y a matière à transposer ce que j’ai écrit concernant le classement, à ta problématique…

Ma proposition d’avancer au jour le jour fonctionne dans bien des cas. Elle donne des résultats surprenants sur le passage à l’action. Pose-toi la question :

  • Est-il possible de construire le système au jour le jour, puis de régler les problèmes du passé grâce à ce système ?

A présent, je me dois de te prévenir de quelque chose d’important : bien que l’alternative que je propose soit possible, elle est plus difficile à mettre en application, car elle demande un engagement quotidien. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un engagement religieux, mais presque, car c’est RELIGIEUSEMENT que tu respecteras ces deux commandements :

  1. Tout nouveau document doit trouver sa place
  2. Une recherche dans le passé est l’opportunité de traiter tous les objets du même nature.

L’avantage de cet engagement, c’est qu’à moins de te convertir à une autre religion, tu ne retomberas pas dans le piège de laisser à nouveau les choses s’éparpiller après une grosse journée de rangement. C’est le piège le plus courant de ceux qui retroussent leurs manches périodiquement : ils ne posent pas des actions quotidiennes. Ils laissent traîner jusqu’au moment où il faut frapper un grand coup.

Une application pratique immédiate

Certains participants, qui ont pris du retard sur le programme, commentent encore des articles envoyés il y a plusieurs semaines. C’est dommage… Je ne parle pas de ceux qui préfèrent «avancer à leur rythme» (pourquoi pas ?), je parle de ceux qui pensent qu’il est impossible de lire l’article 33 avant l’article 22… Pourtant, à part quelques petits références mystérieuses (comme «chèvre» ou «gremlin»), cet article est parfaitement compréhensible… Si ces mots les perturbent vraiment, ils peuvent chercher le mot «chèvre» pour retrouver le premier article qui en parle.

De même certains participants n’ont pas voulu participer au webinaire sur les Intelligences Multiples parce qu’ils n’ont pas «rattrapé» les webinaires précédents. Or à chaque fois, il s’agissait d’un sujet différent.

Si tu lis cet article après avoir «rattrapé ton retard», dis-toi que tu n’as plus besoin de faire ça. Accorde davantage d’importance au présent, lâche prise sur ton retard, et rejoins l’ensemble du groupe…

Finalement, que ce soit à cause de «la peur du jugement» ou à cause d’un «retard à rattraper», cette attitude est très scolaire : lorsque tu allais à l’école, chaque exercice que tu remettais subissait un jugement (la note du correcteur) et lorsque tu étais malade, il fallait que tu rattrapes tes cours ! Et si, comme souvent, cet enseignement scolaire n’était pas à l’image de la vraie vie ?

Un autre bénéfice ?

Oui ! Il y a toujours des bénéfices secondaires lorsqu’on apporte un changement positif dans son quotidien. Je ne peux pas te dire précisément à quel niveau ça impactera, car ça dépend des individus. Mais il est possible que ça impacte ta façon de consommer quotidiennement, ta façon de réclamer des documents, ta façon de gérer ton argent… C’est un nouveau schéma de pensée qui va s’inscrire en toi.

Par ailleurs, les grosses journées où il faudra te retrousser les manches ne disparaîtront pas. Elle seront consacrées à des actions d’une dimension supérieure. Pär exemple, au lieu de classer tes documents, tu envisageras de repeindre et de décorer ton bureau.

Le passé n’est pas une pénalité à entretenir. Tu peux te permettre d’avancer, en profitant des opportunités qui se présenteront pour remettre de l’ordre dans ton passé grâce à des actions au Présent !

A++

Stéphane

 

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Consigne et Stratégie

Voyons aujourd’hui, sur pièce, pourquoi je tiens tant à te donner des consignes lorsque tu participes à un atelier collaboratif (MasterMind), et aussi, pourquoi j’ai écrit plus de 5 articles sur le sujet… Pourquoi cette lourde insistance ?

Dans la vidéo du jour, tu découvriras non seulement ce que le non-respect d’une consigne implique sur mes stratégies, mais en plus, les conséquences (le rebond) que cela peut avoir sur toi… Et bien évidemment, puisque ce coaching n’est qu’une métaphore, tu peux te servir de mon exemple pour découvrir un mogwai à qui tu ne donneras plus à manger après minuit 😉

 

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La peur du jugement

Pas de document de synthèse aujourd’hui, avec 19 intervenants et 25 évocations, il n’y a pas assez de matière pour en faire une analyse. Ça peut rester en l’état, car je rappelle qu’il n’y a aucune obligation de participation, mais si tu veux que le MasterMind d’hier aboutisse à un atelier d’auto-coaching, tu peux me livrer ta phrase (ou tes phrases) aujourd’hui et je ferai ce travail demain. En revanche, si mercredi je n’ai pas assez de matière, je lâcherai prise, considérant que ce sujet n’est pas pertinent.

En d’autres termes, si tu ne lâches pas prise, je lâcherai prise…

Mais quelle est donc cette prise, voire cette emprise qui t’empêcherait de lâcher un commentaire ? Je vais essayer d’avancer une hypothèse :

La peur du jugement

Cela fait 3 fois que je souligne le fait que je donne des consignes simples, et qu’elles ne sont pas respectées. Je constate qu’à chaque fois que je fais la remarque, il y a des défections (massives). Le nombre de lecteurs ne chute pas, c’est le nombre de participations qui souffre. Nous sommes passés d’environ 70 participations au début du programme à moins de 30 cette dernière semaine. C’est beaucoup !

Du coup je me te pose une question : lorsque tu lis que tu ne respectes pas la consigne est-ce que ça t’affecte ? Est-ce que tu le prends comme un reproche ?… Non seulement j’ai cette impression lorsque je lis les commentaires qui essaient de se défendre (parfois en me disant que c’est moi qui n’ai pas été assez précis), mais j’ai reçu 2 messages par mail qui vont dans ce sens. Messages que j’aurais aimé commenter collectivement, mais leurs auteurs préfèrent garder l’anonymat, de PEUR d’être taxés de «négatifs». Encore une peur d’être mal jugé…

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle :

La mauvaise d’abord

A moins que tu ne deviennes le nouveau Dalaï Lama, la peur du jugement ne te lâchera jamais ! Il est possible que le jugement de certaines personnes ne t’affecte plus, mais d’autres juges apparaîtront à qui tu donneras de l’importance. Il est également possible que la façon dont les jugements seront formulés te paraisse plus acceptables l’année prochaine que l’année dernière. Mais il y aura toujours quelque chose de gênant dans la remarque…

A présent la bonne nouvelle

Tout ça ne t’empêchera pas d’avancer. Tu peux parfaitement vivre avec ! Et surtout, si tu constates que les personnes qui t’affectent ne sont plus les mêmes ou que la formulation a changé, cela signifie que tu as évolué, progressé, atteint de nouveaux jalons. On peut prendre un exemple simple : si les jugements de ton collègue de bureau ne t’affectent plus, mais ceux de ton chef de service te touchent de plus en plus, cela signifie que tu as dépassé le niveau de ton collègue de bureau et que tu te rapproches de plus en plus du niveau de ton chef de service. Tu peux postuler pour un poste supérieur !

Je sais que je fais souvent de l’humour et que ce que je viens de dire peut prêter à sourire, mais c’est vrai : tu es affecté à ton niveau ! Si tes critiques changent, c’est très bon signe : tu as changé de niveau ! Idem en ce qui concerne la formulation : si tu ressens qu’il y a davantage de douceur dans les mots, si tu sens que ton interlocuteur fait un effort pour ne pas te blesser, ça veut dire que tu as évolué ! Sinon, tu ne ressentirais que de  l’embarras et éventuellement de la colère, de l’humiliation et de la culpabilité…

C’est pour cette raison qu’à chaque fois qu’une personne me dit «Je ne peux pas faire ça même si j’en ai très envie, parce que Machin-Truc va me dire ceci et cela», je réponds systématiquement :

Tu es ton premier juge !

C’est une évidence, car le jugement est présent avant l’action. Tu présumes que Machin-Truc te dira des choses désagréables, et même si tu as raison, tant que tu n’as pas agi, le jugement que tu portes sur ton action vient de ton monde intérieur. Donc c’est toi qui te juge, et c’est pour cette raison que ton intention initiale restera dans ton monde intérieur… Au lieu de passer à l’action et d’être jugé par Machin-Truc, tu vas tergiverser en étant jugé par toi-même… Il est même possible que ce jugement te fasse honte ou te culpabilise, ce qui est le comble puisque tu n’as rien fait ! Seulement voilà : tu y a pensé…

Il y a 10 ans, lorsqu’on me critiquait, j’y voyais de mauvaises intentions. Aujourd’hui, je vois un appel à l’aide. Quel est le résultat sur ma vie ? Je peux passer à l’action plus facilement : si une personne me critique, ça me fera l’occasion de l’aider à mieux comprendre le sens profond de mon action, et comme je rends certaines critiques publiques, ça peut aider des centaines de personnes ! Il m’arrive parfois de faire des choses POUR être critiqué ! Et dans ce cas aussi je suis mon premier juge, puisque j’anticipe la critique et j’envisage le message d’aide qui en découlera avant même que le premier critique ne se soit exprimé. Imagine ma déception lorsque tout ce que je concevais comme critiques intérieurement ne se réalise pas extérieurement… Et ça m’arrive de plus en plus souvent.

On dit que la peur d’un problème provoque le problème. Avant j’avais peur d’être critiqué, et ça ne manquait jamais ! Aujourd’hui, j’ai peur de ne pas être critiqué, et bingo !

Un peu d’eau dans la «consigne»

Lorsque j’ai annoncé que la consigne n’était pas respectée, j’ai précisé que si nous étions dans une Formation, certaines interventions vaudraient 2/20 ! Mais comme nous ne sommes pas dans une Formation, mais dans un Coaching, ces «erreurs» ont du Sens ! L’article s’intitule «Il y a du Sens là-dessous» et il n’est pas ironique.

Ce Sens, notre mission est d’aller le chercher ! Il est même possible que la solution à beaucoup de tes problèmes soient révélés par ces erreurs pleines de Sens. Il n’est donc pas question d’avoir de bonnes notes, mais de faire de son mieux, et s’il y a des erreurs, de s’en servir comme outils de révélation et non comme outils d’humiliation. Je sais que ce n’est pas très «scolaire» comme approche, mais mon approche n’est pas scolaire. Si tu prends ce programme pour une Formation, tout ce que je dis à propos du non-respect des consignes doit frapper comme le maillet d’un juge sur un tas. Si tu prends mon humour pour de la moquerie, j’imagine ton désarroi face à mon article bonus d’hier…

Oublie ça ! Fais des erreurs (pas exprès évidemment), et on en parle ! Si tu as pris une formule Premium et qu’à chaque MasterMind tu as «tapé à côté» de la consigne, on peut commencer par ça !

Enfin, pour en revenir à la peur du jugement, j’ai une question à te poser :

Comment se fait-il que tu aies peur d’être jugé sur le non-respect de la consigne, alors que tu n’as pas peur d’être jugé pour ta non-participation ?

Et plus généralement (puisque ce programme n’est qu’une métaphore qui illustre ta vie), comment se fait-il que tu aies peur des conséquences de ton action, alors que tu n’as pas peur des conséquences de ton inaction ?

Je ne suis pas en reste

Depuis le début de ce programme, j’ai «peur» de publier les replays de mes webinaires. La raison est simple : je porte un jugement sur ces replays. C’est un jugement à mon niveau : il y a 5 ans, je ne m’exprimais que par écrit, je n’avais pas encore la possibilité de porter un jugement sur mon travail actuel… J’ai évolué dans ma vie et j’ai forcément évolué dans mes jugements. Ça ne me quitte pas. A bien y réfléchir, cette «peur» est complètement infondée, et le retard que j’ai pris est ridicule ! Je suis mon premier juge, toujours et encore… Je vais donc publier les Replays, et écrire une bafouille sur mon jugement intérieur, non pour me justifier, mais pour livrer un article bonus sur ma «peur» du moment.

Comment je sais que je ne me justifie pas ?

C’est très simple : l’article bonus sera livré à TOUS les participants de ce programme et il servira d’illustration sur l’absurdité de mon inaction, rappelant le fait que je suis l’unique juge et donc l’unique responsable de ce retard. Si je voulais me confondre en justifications, j’écrirais quelques excuses bidons aux 4 ou 5 personnes qui m’ont sollicité, j’inventerai des «empêcheurs», et je ne rendrais surtout pas l’affaire publique, de peur d’être encore jugé sur mes biais, ma procrastination, mon manque de proactivité… Alors qu’en fait, pour en arriver là, j’ai acquis un sacré niveau !

Alors tu sais quoi ? Je te propose d’en faire autant : ne justifie pas la raison pour laquelle tu n’as pas posté un commentaire hier. On gagnera bien plus de temps si tu le faisais aujourd’hui, au bon endroit, c’est à dire sous l’article intitulé :

«Si j’étais / Si j’avais…»

Et après, si tu en as envie, tu peux commenter l’article de ce jour ci-dessous :

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Une humble contribution

Lorsque tu rejoins un projet collectif, il arrive souvent que tout en voulant faire une humble contribution, voire contribuer davantage, tu sabotes le projet sans le vouloir. Voyons une exemple lié à un projet déjà évoqué à plusieurs reprises :

Supposons que j’aie vraiment, mais alors vraiment, mais alors vraiment vraiment vraiment l’intention de créer notre livre audio multi-voix (J’aime bien le mot «mutlicolor», proposé par Michel). Le but n’est pas de créer une bibliothèque de 2.500 livres du jour au lendemain, mais d’enregistrer juste un livre. Je t’envoie donc le livre en cadeau avec les 3 consignes suivantes :

  1. La lecture qui t’est confiée est la page 53
  2. Ton fichier audio doit être au format MP3 et ne doit pas dépasser 2 Mo. Si tu ne sais pas comment faire, il y a un mode d’emploi sur le site
  3. Le fichier doit être nommé «53.mp3»
  4. Envoie-moi ce fichier à l’adresse multicolor@aller-vers.fr
  5. Ce doit être envoyé aujourd’hui avant 22h00

Pourquoi tant de rigueur ? En fait, si je devais t’expliquer toutes les contraintes auxquelles je suis exposé, tu me plaindrais, et je n’ai pas envie d’être plaint. J’ai juste envie de faire aboutir mon projet. Es-tu capable de respecter cette consigne sans poser de questions ni me proposer une alternative qui te paraît meilleure que la mienne ? OUI ou NON ?

Un enthousiasme débordant

Imaginons une personne de bonne volonté qui a le cœur sur la main et qui trouve ce projet extraordinaire ou qui ferait n’importe quoi pour me faire plaisir… Elle me dit OUI !

  1. Entraînée dans on élan, elle lit la page 53, 54 et 55. Elle me remercie, me disant que jamais elle n’a été autant happée par une lecture…
  2. Le fichier fait 5Mo, mais c’est parfait (selon elle) puisqu’il y a 3 pages dedans. On est donc en dessous de 2 Mo par page !
  3. Evidemment, le fichier s’appelle «53-55.mp3»
  4. Elle m’envoie le fichier à mon adresse habituelle et non à celle consacrée au projet.
  5. Etant donné que je lui ai confié la page 53, elle suppose que je vais mettre un certain temps avant d’arriver au traitement de sa page (puisque je commence par le début). Donc elle me l’envoie à 23h00, ce qui est très en avance l’estimation qu’elle fait de ma quantité de travail (elle fait d’ailleurs preuve de beaucoup d’empathie

Tu vas me dire que cette personne et particulièrement cruche… Or non seulement ce genre de situation est possible, mais en supposant qu’elle ne fasse qu’une seule de ces erreurs, mon application ne tournera pas, car voici comment elle fonctionne :

  1. Elle se lance toute seule à 22h00, pendant que je regarde Dr House avec mon fils.
  2. Elle compile tous les fichiers automatiquement pour n’en créer qu’un seul (le produit final)
  3. Pour que la compilation se passe dans l’ordre, elle se sert des noms des fichiers de «1.mp3» à «70.mp3». Un fichier nommé «53-55.mp3» ne sera pas pris en charge, sauf si je m’en occupe manuellement. Mais ce n’est pas prévu.
  4. Si un fichier manque dans la boite mail, l’application s’arrête, et reprend 10 minutes plus tard.
  5. L’application se sert de quelques web-services payants. Chaque tentative de compilation me coûte 3€.

En bon chef de projet, j’ai tout préparé en amont pour que l’oeuvre se construise d’elle-même sans que j’y passe 20 heures. Mais pour que ça fonctionne, il faudrait que la bonne volonté de chacun ne se limite pas aux bons sentiments et à une motivation sans précédent. Il faut aussi que la stratégie globale soit respectée… Et comme nous l’avons vu, même lorsque la consigne est simple (construire une phrase ou deux), On peut atteindre un taux d’erreur supérieur à 50% ! Je n’ose imaginer ce que cela donnerait avec des fichiers audios.

L’humilité, dans ce cadre, consiste à apprécier l’idée que ce projet est collectif : ceci évitera l’erreur numéro 1 et tout ce qui en découle.

L’humilité, toujours dans ce cadre,  consiste également à reconnaître que tu n’as aucune idée de la façon dont tout ça sera traité. Tu peux toujours présumer (pensant par exemple que je vais écouter chaque fichier avant de l’ajouter à l’oeuvre globale), mais toute présomption peut te mener hors du mode-d’emploi, car tu imagineras des corrections à des erreurs qui ne sont pas prévues.

L’humilité consiste enfin à reconnaître que tu n’es pas seul : lorsque tu rejoins un mouvement, l’objectif ne consiste pas à faire plus que ta part, mais à bien faire la part qui t’est confiée.

On pourrait également parle d’empathie : il est possible que 2 super techniciens se projettent un peu trop dans le travail à faire, et se disent qu’à partir de 22h00, je risque d’y passer la nuit et plus encore ! Ou que je ne me rends pas bien compte de la quantité de travail… Ils vont donc me faire une surprise : ils prendront en charge 2 tiers du projet en contactant les contributeurs et en faisant le travail manuellement. Je te laisse imaginer ce que ce genre d’empathie peut provoquer comme perte de temps global (alors que le but est de démontrer que le travail collectif permet de gagner du temps).

L’empathie à outrance peut mener un projet à sa perte… Imagine une personne tellement, mais alors tellement empathique, qu’après avoir enregistré sa page, elle poursuit (toujours dans le même enregistrement) en me souhaitant bon courage pour mon projet, car elle sait à quel point ça va être dur d’enchaîner les fichiers, de régler les niveaux, de normaliser et masteriser et tout ça. Elle part du principe que j’écouterai ce message délicat, mais je ne le découvrirai avec stupeur qu’une fois que le livre audio sera compilé… Cet élane d’empathie, dans ce contexte précis, c’est pas un cadeau !

Tu peux commenter cet article, si tu le souhaites. Mais le plus important aujourd’hui est de participer au Mastermind du jour.

A++

Stéphane SOLOMON

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Si j’étais – Si j’avais…

Aujourd’hui est un jour de Mastermind.

Qui dit Mastermind, dit mode-d’emploi ou consigne ou humble contribution…

A ce propos de cette humilité particulière, j’ai écrit un article bonus pour rappeler en quoi c’est important de respecter une consigne (appelle ça un mode d’emploi si tu préfères) lorsque tu entres dans une oeuvre collective. Ca nous fait donc deux articles aujourd’hui. Je t’invite vivement à lire celui-ci avant :

–> Une humble contribution<–


C’est lu et approuvé ? Alors passons au :

MasterMind du jour

Construis une phrase du type :

Si j’avais…, je pourrais…

ou

Si j’étais…, je pourrais…

Par exemple :

  • Si j’avais 10.000€, je pourrais me lancer dans mon projet avec plus d’assurance
  • Si j’étais parisien, je pourrais facturer mes prestations 2 fois plus cher
  • Si j’étais correctement secondé, je pourrais réserver une partie de mon temps à innover
  • Si j’étais en meilleure forme, je pourrais me déplacer davantage et trouver ce dont j’ai besoin hors du cercle dans lequel je suis enfermé
  • Si j’avais un ordinateur plus puissant, je pourrais travailler 3 fois plus vite !

Une petite remarque sur la 4ème phrase : elle est plus longue que les autres, car elle justifie en quoi se déplacer davantage est important (ce qui n’est pas forcément nécessaire). Comme tu le sais (mais en plein exercice on l’oublie souvent), le but du MasterMind et de produire une document global. Un document que je peux analyser, synthétiser, commenter…

Chacun donne une phrase en y consacrant une minute, et il en résulte un document beaucoup plus conséquent, contenant de nombreuses sources d’inspiration pour tout le groupe. surtout s’il est assemblé et analysé côté coaching (c’est ma fonction). Donc une phrase qui justifie en quoi se déplacer davantage est précieux pour ton projet grâce à une petite extension, c’est OK. En revanche, essaie de m’épargner ce genre de choses :

Je n’étais encore qu’un frêle enfant lorsque je me suis rendu compte que mon véritable talent pour vendre (que ce soit des objets concrets ou des idées) ne pouvait s’exprimer que si j’étais en présence du client et que je pouvais le regarder les yeux dans les yeux (par «client» j’entends aussi une personne qui soutiendrait mon idée). Je me souviens même qu’une fois, un client a refusé 15 relances à distance et qu’il m’a suffi de le rencontrer une fois pour signer la vente. Or ma voiture est tombée en panne récemment parce que mon mari a entendu un bruit bizarre et a quand-même continué à rouler. Résultat : il a coulé une bièle (je ne suis pas sûr que ça s’écrit comme ça, donc je m’excuse pour les puristes). Bref, ça fait 3 semaines que je me confine à des rendez-vous auxquels je peux me rendre à pieds, et forcément, ça réduit la clientèle. Remarquez, c’est pus écologique, mais quand-même… Il faudrait qu’on répare cette voiture pour que mon activité reprenne de plus belle, mais je ne sais pas par quel bout commencer ? Est-ce que je dois convaincre mon mari que c’est important ? Est-ce que je dois casser notre plan d’épargne logement pour acheter une voiture ? Est-ce que je peux me faire prêter une voiture par ma belle-soeur qui va forcément me demander une contrepartie lourde (je ne présume pas ! C’est son habitude !)… Cet exercice me semble complexe, et je suis surprise de voir que tant de gens le font avec facilité, pendant que je me casse la tête…

Comment veux-tu que je rentre ça dans mon tableau de synthèse ? En te lisant, je pourrais construire quelque phrases à ta place. Mais ce n’est pas le but, ni ma fonction du jour. Alors si tu te surprends à écrire un truc de ce genre (bon d’accord, j’ai abusé, mais pas tant que ça), je te propose de faire un travail de transformation SPECIAL MASTERMIND pour que je puisse créer mon document. Voici un exemple :

  • Si j’avais une voiture, je pourrais retrouver mes clients plus éloigné, qui n’attendent que mon passage pour acheter
  • Si j’étais une meilleure communicatrice, je pourrais convaincre mon mari que cette voiture est notre priorité
  • Si j’avais davantage confiance en moi, je pourrais demander de l’aide sans me sentir redevable au centuple

Quant à la tribune écrite en italique ci-dessus, je l’accepterais volontiers les 4 autres jours de la semaine. Mais aujourd’hui, nous avons un BUT : donner sa petite part pour créer une beau document de cerveau collectif. Es-tu prêt à y contribuer en respectant le mode-d’emploi ? Si oui, merci pour ta formule sous la forme :

Si j’avais…, je pourrais…

ou

Si j’étais…, je pourrais…

A++

Stéphane

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Naassé vé Nishma

Ne cherche pas, c’est de l’hébreu !

Mais je pense que même si tu ne parles pas hébreu, ce Driver (religieux à la base, mais qui convient très bien aux athées dans bien des circonstances) te sera utile dans bien des circonstances et expériences.

On raconte que lorsque les lois divines furent proposées aux hébreux au pied du Mont Sinaï, le peuple a répondu d’une seule voix : «Naassé vé Nishma».

Que signifie cette phrase ? La traduction littérale est «Nous agirons et nous écouterons». L’ordre des mots est très important, car en aucun cas, même si on essaie de la traduire de façon lyrique ou poétique, cette phrase ne pourrait signifier «Nous écouterons et nous agirons». L’ordre de cette phrase est donc mystérieux avant d’obéir à une quelconque loi, il convient de l’écouter… Comment obéir à une parole que l’on n’a pas encore entendue ?

De nombreuses interprétations furent avancées sur ce sujet, mais la grande majorité des maîtres spirituels a retenu celle-ci :

Les lois divines ont été proposées à bien des peuples, mais chacun d’eux a répondu :

– Nous écouterons, puis nous agirons si ça nous convient…

Il y avait donc une réserve envoyée au prophète : si c’est trop contraignant, trop compliqué, trop bizarre, etc., ne t’attend pas à ce que nous adhérions bêtement. Mais nous sommes prêts à t’écouter, et éventuellement à faire ce que tu nous demandes après avoir étudié la question.

Les prophètes déchus retournaient donc  prêcher dans le désert… Cette réaction pragmatique ne convenait pas à ce qu’ils voulaient transmettre, car certaines lois n’étaient pas compréhensibles facilement par l’esprit humain. L’interdiction de tuer ou de voler est facile à comprendre pour mieux vivre ensemble, mais pour quelle raison certains animaux sont-ils interdits à la consommation ? Cette privation ne peut être acceptée que s’il y a une raison de santé ou hautement spirituelle. Et même si certains peuples étaient prêts à accepter d’étudier ces raisons pendant 40 ans si nécessaire, ils n’étaient prêts à y obéir qu’après les résultats de l’étude. Quoi de plus normal (dans un cadre rationnel) de chercher une raison d’agir ?

Seul Moïse (le prophète des hébreux) s’est vu répondre «Nous agirons et nous écouterons».

Il reste à se demander pourquoi ils n’ont pas répondu simplement «nous agirons sans condition !» ? Était-ce une façon de rappeler que les autres peuples (ou la logique) voudrait qu’écouter fasse partie de l’équation ? C’est possible ! Comme il est possible que cela signifie «nous agirons d’abord par Foi, puis nous écouterons l’explication logique lorsque nous serons capables de la comprendre, quitte à attendre l’explication rationnelle 3.000 ans !».

«Naassé vé Nishma» peut effectivement être traduit par «Nous agirons PUIS nous écouterons».

Il est intéressant de constater que cette obéissance par Foi a été salvatrice en se qui concerne l’ablution des mains. Avant la découverte de Pasteur, aucune raison rationnelle ne pouvait expliquer cette pratique. Il s’agissait d’un rituel religieux auquel on obéissait par Foi.  Après l’âge des Lumières, même en milieu médical, le lavage des mains était considéré comme inutile. Dans les cliniques obstétriques, le taux de mortalité à la naissance (mères et enfants confondus) dépassait les 12%. Parallèlement, les sages-femmes (religieuses à l’époque) accompagnaient les accouchements avec un taux de mortalité de 1,2%. Ces chiffres étaient connus, mais personne ne comprenait pourquoi, et les médecins refusaient une quelconque raison mystique. en 1848, un chef de clinique, du nom de Ignace Philippe Semmelweis, comprit que le lavage des mains (pratiqué par les religieuses) avait des vertus salvatrices. Il tenta d’imposer cette pratiques aux obstétriciens. Il fut démis de ses fonctions… En essayant de convaincre ses confrères il se montra violent dans ses propos (de nombreuses vies pouvaient sauvées et il ne pouvais rester modéré). Il fut enfermé dans un hôpital psychiatrique, où il mourut roué de coups par le personnel. 60 ans plus tard, Pasteur donna une raison scientifique aux médecins de se laver les mains avec une solution antiseptique, et quelques réticences plus tard, ils ont tous accepté le rituel, qui tombait sous le sens…

Une histoire d’âne (histoire hassidique)

Dans un petit village, deux hommes, tous deux commerçants, se détestaient pour diverses raisons. Il s’étaient arrangés pour sortir à 30 minutes d’intervalle, afin de ne jamais se croiser. En arrivant au marché, ils choisissaient des stands éloignés pour décharger leurs ânes et travailler loin de la vue l’un de l’autre. Un jour, l’âne du premier commerçant commença à montrer des signes de faiblesse. Il s’arrêta au milieu du chemin, et ploya sous la charge… Le deuxième commerçant arriva quelques minutes plus tard et voulut prendre un autre chemin. Soudain, il entendit cette la voix de son maître résonner dans sa tête. Elle lui rappelait cette loi biblique (Exode 23) :

Si tu vois l’âne de ton ennemi succombant sous sa charge, et que tu hésites à le décharger, tu l’aideras à le décharger.

A contrecœur, il se dirigea vers son concurrent et ennemi, et lui proposa son aide. Ce dernier accepta. Pendant la manœuvre, les deux hommes échangèrent très peu de mots, préférant utiliser quelques signes et un ton rude. L’échange ressemblait à ceci :

– Sangle !
– Détachée…
– Fragile !
– Je sais…
– A terre !
– Posé…

Lorsque l’âne faible retrouva une posture encourageante, le deuxième commerçant chargea son âne avec la marchandise qui était à terre et proposa à son ennemi de l’accompagner jusqu’au marché. C’est alors que l’inévitable se produisit. Celui-ci lui répondit :

– Merci…

Le dialogue qui s’en suivit en chemin fut beaucoup plus construit. Les phrases s’allongèrent, et une heure plus tard, et le placier vit arriver deux amis au marché… Il les plaça l’un en face de l’autre. Jamais plus ils ne se querellèrent et ils prospérèrent tous les deux grâce à l’entraide et l’échange d’idées…


Que se serait-il passé si le deuxième marchand avait suivi sa propension naturelle à se réjouir du malheur de son concurrent, en jubilant jusqu’au marché ? Il aurait probablement fait une meilleure journée que d’habitude, vendant 2 fois plus… C’est logique ! Mais contre toute attente, et même s’il était incapable de comprendre la raison de son geste, il a répondu à la promesse «Naassé vé Nishma». Il a aidé son ennemi sans raison, puis il a écouté ce que cette action transcendante pouvait lui apporter… L’un des sens possibles de «Naassé vé Nishma» est donc «Nous agirons, puis nous écouterons ce qui résonne en nous» ou encore «Nous agirons, puis nous écouterons ce que l’Univers a à nous offrir».

En approfondissant la morale, on pourrait se poser aussi cette question : Et si l’âne n’était pas innocent dans cette histoire ? Et plus généralement, et si prendre soin des animaux permettait d’unir les hommes ? Même les ennemis jurés…


Une application en pédagogie, en management, en leadership, et ++

La FOI concerne la relation de l’humain avec le divin. Mais il existe une relation équivalente entre êtres humains : c’est la CONFIANCE. Si tu as Confiance en quelqu’un peux-tu accepter une consigne de sa part ? Une consigne qui n’a aucun sens pour toi, mais qui est importante pour lui, voire essentielle… Je ne parle pas de quelque chose qui te met en danger, mais d’un «truc débile et complètement inutile» qui t’est pourtant demandé avec insistance. Au pire des cas, pourrais-tu accorder à la consigne une importance temporaire, tenter l’expérience par Confiance, puis écouter comment elle résonne en toi ?

En matière de pédagogie, lorsqu’on accepte de mener une expérience qui n’a aucun sens apriori, juste en faisant Confiance au professeur, l’apprentissage est accéléré. On ne tergiverse pas avant l’action cherchant une application, on agit d’abord, puis on analyse le résultat pour comprendre ce qui a permis de l’obtenir.

Enfin, pour faire un clin d’œil à la Confiance en soi, bien souvent elle consiste à agir par Confiance (malgré ce que les autres pourraient dire ou penser), puis à écouter ce que le résultat a à nous dire…

Naassé vé Nishma !

A++

Stéphane

 

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La technique du grenaillage

Toujours dans le cadre de l’émission «L’Auto-Coaching de 20h00», j’ai présenté la technique du grenaillage. Le grenaillage est un processus industriel qu’on applique sur les métaux (en particulier sur l’acier) pour les rendre plus lisses, plus résistants, plus brillants… Ramené à l’humain, cette métaphore désigne une mise à l’épreuve qui renforce le moral (d’acier). C’est une sortie de zone de confort où l’on se met à rude épreuve, afin de corriger des faiblesses ou pour ajouter de la clarté à quelque chose qui aspire à briller.

Beaucoup de gens sont surpris d’apprendre qu’il y a encore 4 ans, je n’osais pas faire de vidéos (ou alors de façon très épisodique et je n’étais pas très rassuré). Aujourd’hui, je me sens dans mon élément. Je suis passé par différentes hésitations, puis, au moment opportun, je me suis offert un grenaillage.

Pour reprendre une image que j’ai évoquée hier dans notre webinaire, lorsque tu sors de ta zone de confort, tu te renforces. Cette force tu peux ensuite t’en servir comme atout en retournant dans ta zone de confort :

Quel type de grenaillage pourrais-tu t’offrir ?

Telle est la question du jour…

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